23 novembre 2017 / Actualité

The PUNISHER - notre avis sur la série

The PUNISHER - notre avis sur la série
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Sixième adaptation d’une série Marvel par Netflix, dont le premier Daredevil remonte à 2015, on pouvait craindre le pire après les moyens Daredevil, le soporifique Jessica Jones, le pas terrible Luke Cage, le navrant Iron First, et le médiocre Defenders (par contre, amis scénaristes pour la saison deux de Defenders, j’ai une idée : les Defenders décident d’attaquer le couturier de Daredevil parce que se moquer des aveugles, c’est sympa mais il ne faut pas exagérer quand même)…

Et voilà que débarque The Punisher, 13 épisodes sur un personnage qui par le passé n’a pas été gâté par les adaptations cinématographiques. Côte histoire, une fois la vengeance du Punisher terminée, nous le retrouvons six mois plus tard, de nouveau à New York. Essayant de refaire sa vie, il passe ses journées à travailler dans le bâtiment, expulsant sa rage en détruisant des murs. N’étant plus qu’une âme errante dans la grande pomme, il ne connaît comme seul lien humain qu’un autre vétéran de guerre : Curtis, qui organise des réunions d’anciens vétérans. Pendant ce temps, une jeune inspectrice, Dinah Madani, enquête sur les liens entre la mort du Punisher, celui d’un vétéran, et le trafic de drogue. Mais la vengeance de Frank Castle est-elle vraiment finie ?

Particulièrement déçu par les précédentes séries Marvel/Netflix, et n’ayant pas d’affection particulière pour le personnage, je n’attendais rien de cette adaptation. Production lancée à la va-vite, suite à la performance de Jon Bernthal dans la seconde saison de Daredevil, ce Punisher est une bonne surprise. Vraiment.

Porté par l’interprétation, tout en finesse, du susnommé Jon Bernthal, et par des seconds rôles qui tiennent enfin la route, les personnages sont tous crédibles… et miracle, la réalisation suit aussi ! Pour une fois, on n’a pas l’impression que cela a été tourné dans 3 décors en carton pâte. Ne restez plus que le scénario… Là aussi ça fonctionne. Le plus dur pour un personnage comme le Punisher, un vigilant qui n’a rien de sympathique, était justement de nous le rendre attachant, et ça marche. En se basant sur les vétérans de guerre, et leur retour dans la vie civile, en s’inspirant des magouilles de la CIA pendant le Viet Nam (trafic de drogues pour financer des opérations clandestines), en rendant la violence du personnage palpable à l’écran, Les scénaristes ont fait le bon choix.Et contrairement aux autres séries Marvel/netflix, il n’y a cette fois aucun temps mort.

Pour conclure, nous avons enfin la série mature que nous attendions, un bon polar de série B, servi par de très bons acteurs. Netflix aurait peut-être du commencer par ce personnage...

Note : 15/20.

Olivier Goetschel