parution 20 janvier 2010  éditeur Delcourt  collection Conquistador
 Public ado / adulte  Thème Thriller

Le casse T1

Diamond

Deux hommes prennent leurs quartiers dans une mine de diamants de Sibérie. Leur mission : préparer le terrain pour une équipe chargée de s'emparer d'une cargaison de beaux cailloux. Une nouvelle série-concept bien entamée.


Le casse T1 : Diamond (0), bd chez Delcourt de Bec, Teague, Basset, Araldi
  • Notre note Yellow Star Yellow Star Yellow Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • Scénario Yellow Star Yellow Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • dessin Yellow Star Yellow Star Yellow Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

©Delcourt édition 2010

L'histoire :

La vie est plutôt proche de l’enfer, dans cette partie de la Sibérie occidentale, où le seul moyen de subvenir aux besoins des siens est d’accepter un boulot dans la mine de diamants : 1000 roubles par mois pour un travail de forcené dans des tunnels surchauffés, et un risque maximal d’y laisser sa peau. C’est pourtant bien là qu’atterrissent Andy et Sergueï. Le premier pour se faire embaucher en qualité de comptable. Le second comme mineur. A leur arrivée, les 2 hommes se séparent, bien décidés à faire croire qu’ils ne se connaissent pas. L’un trouve gîte et couvert chez une pauvre famille, dont la fille ainé réveille d’anciennes pulsions chez le blond comptable. L’autre partage un dortoir sordide et un maigre repas. Andy ne tarde cependant pas à trouver dans les dossiers de son prédécesseur, ce qu’il était venu chercher : des informations lui permettant d’avoir la certitude que les diamants sont transférés vers une banque tous les 2 mois. Cette première information étant livré à leur commanditaire, les 2 compères ont pour mission de continuer de se fondre dans la masse pour glaner les précieux renseignements : comment et où les pierres précieuses sont elles chargées ? Pas d’autres solutions que d’attendre. En jeu : 2 millions de dollars qu’une équipe est prête à venir récupérer. Mais attention : si l’attente est trop longue, la mine pourrait se montrer gourmande et les jolies jeunes filles faire plus qu’aiguiser les appétits...

Ce qu'on en pense sur la planète BD :

A nouveau dirigée par David Chauvel, cette nouvelle série-concept s’inscrit parfaitement dans le moule usiné, plutôt avec brio, par la précédente collection « 7 ». Cette fois, ce n’est pas le chiffre magique qui sert de support à la pertinence des scenarii et à la virtuosité des pinceaux, mais de terre-à-terre hold-up. 6 one-shots, 6 scénaristes, 6 dessinateurs, avec pour unique contrainte le montage d’un casse hors du commun. Western, péplum et autres univers devraient ainsi contenter amplement nos appétits, pour un menu avalé sur une seule année… Christophe Bec et Dylan Teague se chargent de la mise en bouche, avec une aventure s’offrant pour cuisine une mine de diamants exploitée dans l’enfer blanc de la Sibérie. Dans cet univers parfaitement ciselé pour l’intrigue, deux hommes se chargeront, de longs mois durant, de repérer les failles du système permettant à leur commanditaire et son équipe d’assurer la réussite du projet (2 millions de dollars à la clef). C’est d’ailleurs cette partie, plutôt que le casse en lui-même et sa conclusion, que Christophe Bec choisit d’exploiter. Rien de bien surprenant, en soi, pour qui connaît le scénariste et la minutie dont il fait généralement preuve pour faire monter crescendo notre intérêt pour son récit : conduite brillante de plusieurs fils narratifs, utilisation de flashbacks servant à donner de l’épaisseur aux principaux protagonistes et impeccable découpage, font sans conteste mouche à nouveau. Bec nous balade comme des petits toutous, au point de nous asséner une fin-pirouette inattendue. Le trait de Dylan Teague s’approprie quant à lui parfaitement cet univers, en maitrisant sans complexe les exigences d’une mise en scène quasi cinématographique. Le soin apporté au détail et la très bonne colorisation, ajoute un indéniable plus, particulièrement en ce qui concerne les ambiances recherchées. En somme, un one-shot plutôt bien ficelé pour une série prometteuse.

voir la fiche officielle ISBN 9782756014128