parution 18 janvier 2017  éditeur Kennes éditions  Public ado / adulte  Thème Thriller

Star fuckers T1

Une stripteaseuse sexy mais désargentée accepte une soirée avec l’acteur en vogue, mais se retrouve piégée par ses déviances sexuelles. Un thriller fripon à l’humour fleuri dans le milieu people, pour bien commencer l’année.


 Star fuckers T1, bd chez Kennes éditions de Alcante, Gihef, Teague, Daviet
  • Notre note Yellow Star Yellow Star Yellow Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • Scénario Yellow Star Yellow Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • dessin Yellow Star Yellow Star Yellow Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

©Kennes éditions édition 2017

L'histoire :

De nuit, Diego, un ami mexicain, aide Maria à traverser la large rivière Rio Grande, qui fait la frontière entre le Mexique et les USA. Il faut lutter contre le courant, puis escalader un haut mur à l’aide d’un grappin et d’une corde… Et enfin, il faut éviter les patrouilles de douaniers. Pour cela, Maria enfile une cape garnie de dizaines de petits sacs congelés, qui lui permet de ne pas être repérée par les lunettes thermiques. Diego, lui, se fait toper… Mais Maria a réussi son émigration clandestine, elle peut fêter ses 18 ans sur le sol américain ! Quelques mois plus tard, elle fantasme dans sa loge sur des magazines people, où s’expose la réussite de l’acteur superstar Hugh Gates. Car la plastique super sexy de Maria l’a tout d’abord menée sur la piste de striptease d’un cabaret. Entre deux lap dances, elle accepte les séances privées en cabine, notamment pour un gros type libidineux dont la partie droite du visage a été rongée par l’acide. Car s’il est certes laid, Bill est toujours correct. En outre, il semble en savoir long sur le milieu du showbizz. A ce moment-là, Maria ignore que la providence va la mettre sur la route de Hugh Gates… hélas pour elle !

Ce qu'on en pense sur la planète BD :

Ce titre provoc’, qui fleure bon les paillettes et les nichons, parait à point nommé pour vous souhaiter la bonne année. L’intention du duo chevronné de scénaristes Gihef et Alcante – excusez du peu – est d’emprunter la veine des séries TV Nip Tuck et Californication laissée relativement vacante en BD. C’est-à-dire d’osciller entre un contexte contemporain sexy et un humour fleuri, pour balancer une intrigue de polar people mijotée aux p’tis tétons. Les répliques pas piquées des vers bourgeonnent donc çà et là : « Rembourse ce que tu me dois ou je te fais bouffer la moule par des fourmis rouges géantes, puta ! » ; « T’as la tronche de quelqu’un qui s’est découvert un second trou de balle ». Oui, précisons : c’est à réserver aux plus de 16 ans. Le registre est donc plus celui du thriller de série B que de l’érotisme pur jus : une fois que vous avez bloqué sur la couverture, il n’y a rien de plus explicite à l’intérieur. Maria, notre héroïne en petite tenue, pourrait certes être pin-up d’un calendrier Pirelli®, mais elle se retrouve plutôt en bikini riquiqui sur une barre de pole dance. Son destin de latinos immigrée clandestine et désargentée croise alors – à son grand dam, quoique – celui de l’acteur superstar dépravé, lointainement inspiré de Hugh Grant (et de sa mésaventure authentique). Un chantage à la vidéo pas top moral tiendra lieu de problématique, mais tiendra surtout carrément en haleine le lectorat-cible masculin, notamment pour contenir ce filet de bave qui aura tendance à pendouiller tout du long des 46 planches standard. Car le dessin encré et soigné est assuré par l’anglais Dylan Teague, dont la griffe semi-réaliste maîtrisée est savoureuse dans ce registre fripon. Mes amis, prions pour qu’on le retrouve vite à ce poste. Avé Maria.