parution 12 novembre 2009  éditeur Soleil  collection Soleil Manga
 Public ado / adulte  Thème Fantastique - Etrange, Humour Shônen

Yakuza girl T1

Pour trouver une femme qui plaira à sa grand-mère, Sengû intègre le meilleur lycée privé du pays mais ne sait pas que les élèves s’y entretuent pour leurs études ! Un scénario à 2 balles pour un manga de série Z très beau et qui plaira aux amateurs !


 Yakuza girl T1, manga chez Soleil de Motonoga, Okuma
  • Notre note Red Star Red Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • Scénario Grey Star Grey Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • dessin Red Star Red Star Red Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

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    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

©Soleil édition 2009

L'histoire :

Jusqu’à maintenant Sengû habitait à la campagne avec pour seule famille sa grand-mère. Le jour où celle-ci est tombée malade, elle a demandé au jeune homme de réaliser une dernière chose pour elle avant sa mort : qu’il se marie et lui fasse rapidement des petits-enfants. Bien décidé à trouver la femme idéale qui plaira à sa grand-mère, Sengû a donc étudié d’arrache-pied et intégré le prestigieux lycée impérial privé de Hiroshima dont sortent les plus éminents cerveaux du Japon. Mais l’établissement ne ressemble pas vraiment à ce qu’il pensait. Dès le premiers instants, Sengû trouve que des choses ne tournent pas rond : les élèves ont des tatouages et la professeur qui le présente à la classe a un drôle de sens de l’humour lorsqu’elle lui demande d’aller chercher une de ses camarades absente, le délégué étant MORT le jour précédent ! Sengû se rend alors dans les jardins à la recherche de la dénommée Semimaru et tombe sur la jeune fille en train de se baigner presque nue au pied d’une cascade. C’est le coup de foudre pour Sengû qui demande immédiatement Semimaru en mariage ! Mais cette dernière sort alors de l’eau sans dire un mot, un katana à la main, et un garçon dans une boîte surgit du sol pour lui donner un message : Reiko, la chef de son clan, l’attend immédiatement. Cette dernière confie alors la mission à Semimaru de protéger Sengû contre les autres clans du lycée... Le jeune homme est quant à lui retourné en salle de classe et ne comprend pas encore où il est tombé, lorsque la professeur revient et annonce le début de l’examort de fin de trimestre. Sengû pense qu’elle a du se tromper mais va immédiatement réaliser que non lorsque tous les élèves sortent des armes et commencent à s’entretuer...

Ce qu'on en pense sur la planète BD :

Oula ! Heureusement que le scénariste s’explique à la fin de ce premier tome, sinon quoi on aurait pu croire qu’il s’agissait du navet de l’année ! D’ailleurs, c’est bien de cela qu’il s’agit, sauf que la démarche est tout à fait volontaire : le scénariste fait habituellement dans le jeu vidéo érotique et a décidé cette fois-ci de faire une histoire d’amour « tour à tour débile, sérieuse et sanglante » et débordant d’esprit chevaleresque ! Une fois prévenu, tout va mieux : il faut lire cela avec la légèreté et le second degré qui s’imposent ! Le scénario est simpliste : Sengû est un stéréotype de parfait petit premier de la classe dévoué aux autres qui a intégré le plus prestigieux des lycée pour y trouver une femme digne de plaire à sa grand-mère, mais les choses tournent à la violence sans retenue car il est en réalité dans un établissement où les élèves s’entretuent pour passer leur diplôme ! Ceux-ci sont divisés en clans rivaux dont les membres, après une intronisation, révèlent tous « une force chevaleresque » magique prenant diverses formes en fonction des individus qui sont alors appelés « yakuza ». Derrière tout cela, le secrétaire général du lycée règne en maître et semble viser des objectifs mystérieux, comme peut-être même sauver le Japon de la destruction, bla-bla-bla... Bien évidemment, le fan-service est de la partie, notamment avec une héroïne au corps de femme-enfant qui se transforme en bombe sexuelle à nibards géants lorsqu’elle retire ses bandages de compression du torse. S’il n’y avait que cela... Entre morsures de seins pour obtenir du pouvoir, scènes de bain, tenues de dominatrices, poses explicites et bien cadrées et autres perversités et métaphores sexuelles pas du tout dissimulées (liquide blanc et gluant aspergeant les corps, attaques au style phallique ou vaginal...), il y en a vraiment pour tous les goûts de ces messieurs les plus pervers. D’ailleurs, les graphismes sont assez bons, principalement en ce qui concerne les scènes d’action, les poses illustratives en pleine page ou encore les demoiselles à moitié nues (les amateurs d’Oh ! Great ne seront pas dépaysés). Certaines planches sont superbes et très originales, le choix des cadrages et des « effets spéciaux » (style grand angle avec déformation par exemple) est toujours bien vu, et les détails sont travaillés : tramage numérique soigné, style sombre renforcé par un encrage très présent, personnages ultra-charismatiques même pour les seconds rôles temporaires, etc. Le seul regret concerne l’édition française qui propose des contrastes et une qualité de point qui fait souvent perdre des détails par rapport à la version japonaise, bien meilleure à ce niveau là... D’ailleurs, ceux qui auraient lu la prépublication verront de nombreuses planches modifiées pour la version reliée (déjà dans l’édition japonaise), souvent en bien mais pas toujours, à l’instar du chapitre 4 qui perd au passage quelques images sympathiques. A réserver à un public averti, principalement aux amateurs d’œuvres tels que celles d’Oh ! Great, Enfer & Paradis par exemple, ou de Yuji Shiozaki comme ikkitousen, voire même de titres comme Qwazer of Stigmata, ce manga s’avère divertissant si l’on sait à quoi s’en tenir. Les autres ne comprendront pas et passeront leur chemin sans rien n’avoir à regretter.

voir la fiche officielle ISBN 9782302007710