parution 27 octobre 2011  éditeur 12 bis  Public ado / adulte  Mots clés Conte - Féerie

George et la mort

Tombée amoureuse des chansons de Georges, la mort repousse sa mort et observe la vie de ce poète devenu célèbre malgré lui. Une allégorie en forme d’hommage à Georges Brassens, avec force clins d’œil à son œuvre.


George et la mort, bd chez 12 bis de Guinin
  • Notre note Yellow Star Yellow Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • Scénario Yellow Star Yellow Star Grey Star Grey Star

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  • dessin Yellow Star Yellow Star Grey Star Grey Star

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©12 bis édition 2011

L'histoire :

« La mort », frêle squelette dans une robe de bure, tenant fièrement une faux en main, traine ses guêtres un peu partout à travers la planète, pour accomplir sa sale besogne : tuer. Ce jour là de 1947, elle a rendez-vous avec un certain Georges, un poète habitant impasse Florimont à Paris et qui a mauvaise réputation. Sans grands moyens, Georges porte toujours les mêmes espadrilles et ses pantalons sont élimés. Les bourgeoises du quartier le trouvent dégueulasse et s’en débarrasseraient volontiers. Ce jour là, donc, la mort pénètre chez lui et s’apprête à abattre sa faux dans son dos, tandis qu’il pose son pied sur une chaise, afin de pousser une petite chansonnette à la guitare. Curieusement, la mort marque alors une pause. C’est trop bête : cette chanson mérite au moins d’être entendue jusqu’au bout. Mais une fois la chanson terminée, la mort décide d’attendre encore une deuxième, puis une troisième… Et finalement, la mort décide de reporter aux calandes grecques l’exécution de Georges. Après qu’est-ce que ça change ? Dans un court terme, la seule contrepartie est de devoir argumenter auprès d’un chat noir observant la scène depuis une gouttière voisine. Méphistophélique, le chat récuse cette contrition aussi rare que suspecte de la mort…

Ce qu'on en pense sur la planète BD :

Fin octobre 2011, on commémorait les 30 ans de la mort de Georges Brassens, poète et chanteur, anarchiste et libertaire. Moult ouvrages ont vu le jour pour cette occasion, et notamment une épaisse biographie en semi-BD, managée par Sfar la star. La médiatisation passée, Blaise Guinin, visiblement fan lui aussi, rend à son tour son humble hommage à Brassens, à travers cette parabole onirique étonnante, décalée et bon enfant. Tout d’abord, Guinin personnifie « la mort » dans sa représentation la plus courue (un squelette en chasuble avec une faux) et l’envoie rendre visite à « Georges » (son patronyme exact n’est jamais évoqué). Ce funeste personnage obstiné, presque chétif et plein de contradictions, tombe amoureux des chansons de Brassens, au point de le laisser vivre plus longtemps que prévu. Le contexte est celui de la fin des années 40, alors que Brassens, parfait inconnu, adoptait le mode de vie ascétique qu’il ne quittera plus jamais. Le récit prend le temps de se perdre en divers digressions, jouant avec les mots et les situations improbables, prenant le biais d’observer un microcosme « brassensien » fantasmé et intime du dessus, sans velléité de jugement ou d’exhaustivité. En trame de fond, le message peut transmettre que les chansons de Brassens peuvent émouvoir jusqu’aux plus viles entités… Au gré de cette allégorie, Guinin fait moult clins d’œil aux chansons de Brassens (des amoureux sur un banc public, un gorille, la cane de Jeanne…). Tout en rondeurs, mettant en scène des personnages potelés et stylisés, le dessin s’inscrit sur une coloration monochrome de sépia (par Robin Guinin). Cet exercice honorable et sans prétention divertira sans aucun doute les fans du célèbre chanteur.

voir la fiche officielle ISBN 9782356483553