L'histoire :
Au rang des grandes inventions, bienvenu au PQ réutilisable, à la confiture de viande, aux toilettes publiques pour pigeons, au saucisson de poisson (le poississon), aux spaghettis de serpents déshydratés, aux mini-golfs dans les cimetières. Le saviez-vous : pour manger des œufs d’abeilles à la coque, il faut de minuscules cuillères, un tout petit coquetier et des mouillettes riquiquis. Humour : si vous vous êtes endormi devant un documentaire télévisé, c’est peut-être qu’il s’agissait d’un dodocumentaire. La mairie de Rennes a décidé de remplacer progressivement les punks à chiens par des punks à chats. La combinaison d’une humidité constante, d’une pollution de l’air exceptionnelle et de pluies calcaires, a tendance à pétrifier les arcs-en-ciel de Mongolie : ils développent alors des stalactites qui risquent de s’effondrer. Le saviez-vous : pour que votre savon mousse plus sous la douche, rincez-vous à l’eau gazeuse ! Dans le registre des records, la championne de saut en durée est parvenue à rester 3 minutes et 12 secondes en l’air sans toucher terre. Musicologie : un belge de 40 ans a rêvé d’un clavier de piano fait de frites ; depuis, à chaque fois qu’il mâche une frite, il lui semble entendre un accord. Le saviez-vous : sur le paquebot Le Robespierre, un des hublots est une guillotine.
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Léon Maret raconte absolument n’importe quoi dans cet album de BD très particulier, dans le sens où il ne propose quasiment aucune narration séquentielle, mais une accumulation de petits pavés d’infos totalement fausses, bidon, affabulatrices, crétines, impossibles, abusives, ou absurdes. Hé oui, tel est le principe des Fake news, dont Léon Maret s’empare ici à merveille dans le but de nous faire… marrer (c’est de là que provient son patronyme). Ici, contrairement à certain (au singulier) haut responsable politique, aucune intention manipulatrice, mais une imagination débridée pour inventer de fausses informations que d’aucuns aux QI extrêmement faibles pourraient croire véridiques. A chaque Fake news, un dessin simple, sans grande prétention artistique, et un court paragraphe, qui force surtout l’humour par son haut niveau de couillonnerie. Ex : l’humoriste François Bijaud ne se rappelle que de la fin de ses blagues. Parfois, une double page décline tout un tas d’infos bidons sur une thématique donnée (le jeu d’échecs, les abeilles, des solutions pour une paix mondiale durable, la maison, la linguistique…). En bref, c’est un peu le Mythologie de Roland Barthes, mais croisé avec un peigne sans dents pour chauves. Et ça dure sans interruption de la couverture jusqu’à la 4e de couv, sur 80 pages, pages de garde y compris. Soit, à raison d’une moyenne de 7 âneries par page, près de 600 bullshits. A découvrir par petites doses, dans le désordre, sous peine de se voir retirer le permis de lecture (selon la véridique loi de Léonard de Gutembourg de 1452, évidemment).