L'histoire :
« Dimanche 6 mai 2012, François Hollande est élu Président de la République. Après 37 minutes et 6 dixièmes de liesse populaire, le quotidien reprend le dessus. » Pour illustrer l’actualité politique, James fait des blagues en une case/page. Pour son arrivée à l’Elysée, Hollande se fait expliquer par un huissier que chaque président laisse, par tradition, un objet emblématique de son mandat. Sur une poubelle, on voit des chaussures à talonnettes laissées par son prédécesseur… Avec Jean-Marc Ayrault, il auditionne Montebourg pour le ministère de l’Industrie. L’homme à la marinière, qui ne l’est pas encore à cette époque, rétorque qu’il a l’expérience, ayant fait un stage ouvrier d’un mois en 1981. Au moment de se poser la question sur le statut de la première dame, Ségolène Royal harcèle le président : et celui de première ex ? Ministre ?
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
James est un boulimique de l’actualité. Il poste chaque jour, ou presque, sur le blog qu’il a créé avec Bouzard « On veut travailler pour le Canard Enchaîné ». Il publie dans différentes revues print ou web, bref, ce gars-là colle à l’actu. Mais celle-ci glisse sur lui comme l’eau sur les plumes d’un canard. Ça tombe bien, puisque c’est son personnage de prédilection. Chacun et chacune est caricaturé sous sa plume (à James, pas au canard, faut suivre), sous les traits d’un palmipède. Nos hommes et femmes politiques sont pour autant facilement reconnaissables, et on sourit avec malice chaque fois qu’on croise Martine Aubry ou Jean-François Copé, pas franchement épargnés… Mais alors qu’on sourit et rit souvent à ses blagues quotidiennes, ce recueil manque tout à la fois de vie, d’humour et de pertinence. A de rares exceptions, toutefois, car on retrouve le James qu’on aime sur certains gags, notamment celui du socialisme au pouvoir (« c’est punk »), les envolées de Montebourg, ou pour le décès d’Hugo Chavez. Un résultat mitigé donc, pour un auteur qui reste un très bon commentateur de l’actu.