L'histoire :
Au cœur de l'empire de Mafala, on retrouve la plus réputée des écoles de magie : l'Académie Clair-Obscur. Pour espérer y entrer, chaque enfant atteignant l'âge de 13 ans doit réussir un test prouvant qu'il possède des pouvoirs. Toutefois, au fil des années, ce concours crée la polémique, car seuls les enfants de nobles sont admis à Clair-Obscur. Les autres doivent se contenter d'une des académies de province peu reconnues. Alors que certains crient à la supercherie, la réalité est toute autre ! Depuis toujours, les nobles se sont arrangés pour se marier entre eux afin qu'il n'y ait aucun risque qu'un roturier ou une roturière intègre un jour la prestigieuse Académie. Toutefois, le changement est en marche ! En effet, Daimon, fils de fermiers, réussit le concours d'entrée en montrant un pouvoir surpuissant et c'est fort logiquement qu'il est envoyé dans la prestigieuse Académie Clair-Obscur. Populaire auprès du peuple qui y voit une lueur d'espoir, il est toutefois dénigré par les élèves nobles, dès son arrivée. Naïf et éminemment sympathique, Daimon va devoir tenter de s'intégrer dans un monde au sein duquel il ignore totalement les codes, tout en apprenant à maitriser ses pouvoirs, ce qui va provoquer jalousies et convoitises. Il peut toutefois compter sur le soutien d'Albion de Toursegard, un élève excentrique qui va rapidement devenir son ami.
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Pour sa nouvelle série au sein du catalogue Drakoo, le scénariste Oliver Gay propose un point de départ classique mais néanmoins plaisant. Au sein d'une école de magie réservée à l'élite, un fils de fermier débarque comme un chien dans un jeu de quilles ! En effet, ce paysan est l'élève possédant le plus fort potentiel depuis que l'académie existe. Naïf et bienveillant, le héros n'est pas sans rappeler Goku dans le manga Dragon Ball, tant pour son côté « idiot » que pour son côté attachant. Si ce début est déjà-vu et donc prévisible, l'intrigue est plaisante. L'univers et les personnages sont très bien mis en place. Le petit plus : l'aventure est entrecoupée de lettres écrites par des élèves à leurs proches, ce qui permet de bien mettre en avant leurs différentes personnalités. Pour mettre en images l'univers, l'auteur se repose sur les talents graphiques de Grelin. Dans un style épuré où l'on ressent toute l'influence du shonen manga, le dessinateur propose des graphismes misant avant tout sur l'hyper expressivité des personnages et l'explosivité des scènes d'action. Cette première partie sympathique et divertissante donne envie de poursuivre l'aventure au cours des prochains albums.