L'histoire :
Du haut de ses remparts de bois, Elaine et Mara observent la cité incroyable du Roi-Taon, un lieu unique qui rassemble les savoirs des anciens hommes. Cependant, Elaine comprend que sa motivation à retrouver le savoir des anciens pour sauver son peuple d’Anglia est en train de décroître fortement. Tout ce savoir ne doit finalement pas quitter cette cité. Elle explique à Mara que toutes ces sciences, comme la domestication des troupeaux et la maîtrise de la culture de l’engrain ne peuvent finalement qu’apporter que larmes et désolation, entrainant un déchainement de haine et de violence entre les hommes. Mara acquiesce car c’est ce que pensent aussi les arpenteurs à travers l’enseignement d’Arwen le Consolateur. Au même moment, le Roi-Taon s’entretient avec son fils sur le devenir d’Elaine. Il espère qu’elle va transmettre tous les savoirs de la cité à son peuple afin qu’une autre cité puisse naître. Il ajoute aussi que les pisteurs, cette nuit, ont relevé la présence d’une harde d’Hommes-Cerfs. Ils traquent vraisemblablement Mara l’arpenteuse et représentent donc une menace de plus pour la cité. Il donne l’ordre à son fils de livrer coûte que coûte Mara au chef de la harde…
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Dans ce 4e opus, Jérôme Legris et Didier Poli, nous emmènent au cœur de la cité du Roi-Taon, dernier lieu possédant encore le savoir des anciens hommes. Elaine, l’héroïne accompagnée par Mara l’arpenteuse, prend conscience que la richesse de ce savoir peut changer la société nomade des hommes actuels, mais que ce changement peut engendrer aussi jalousie et destruction entre les clans. Un dilemme qu’elle va devoir gérer face à un Roi-Taon bien décidé à exporter son savoir pour une expansion de nouvelles cités. Les rebondissements s’enchainent dans ce tome. Les dangers menacent la cité, comme celui de la harde des Hommes-Cerfs et le clan des Louves-Mères. Action, rebondissement et suspens s'entremêlent et sont de belle façon enluminés par le dessin efficace et réaliste de Didier Poli. Il accompagne parfaitement ce récit fantastique post-apocalyptique grâce à des décors fournis et variés. La fin de l’album montre une héroïne, Elaine, face une fois encore à son destin, toujours en quête d’une lueur d’espoir dans ce monde d’obscurantisme.