parution 01 octobre 2007  éditeur Dupuis  collection Empreinte(s)
 Public ado / adulte  Thème Historique, Conte - Féerie, Fantastique - Etrange

La dernière reine T2

Le scorpion de Karnak

Lors d’un voyage en basse Egypte, Cléopâtre charge Rahotep de veiller sur une statue d’Isis, objet d’une machination diabolique. Une reconstitution laborieuse qui se cherche toujours, entre docu et fiction…


La dernière reine T2 : Le scorpion de Karnak (0), bd chez Dupuis de Weber, Caracuzzo, Kathelyn
  • Notre note Yellow Star Grey Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • Scénario Yellow Star Grey Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • dessin Yellow Star Grey Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

©Dupuis édition 2007

L'histoire :

Avec l’aide du liseur de songes Rahotep, mais surtout de la puissance militaire de Jules César, la belle Cléopâtre a renversé et tué son frère Ptolémée. A l’issue d’un conflit particulièrement destructeur, Alexandrie est en ruine, mais la nouvelle reine peut enfin s’asseoir sur le trône d’Egypte. Elle propose alors à son allié et amant romain d’entreprendre un voyage vers les sources du Nil, afin de prendre la mesure de la colossale tâche de rénovation qui attend ce nouveau « couple souverain », dans l’optique de raffermir la puissance de l’Egypte. Afin d’impressionner son peuple très attaché aux symboles, elle se met en scène sortant d’une statue d’Isis. Vu la réussite de son petit effet, elle décide d’exporter une cérémonie d’offrande du même type, jusque dans la ville de Thèbes, en basse Egypte, région d’origine de Rahotep. Elle confie alors au liseur de songes la garde de la statue d’Isis durant le voyage. Evidemment, lors d’une escale, la statue est nuitamment dérobée… Rahotep profite alors de ses talents occultes pour retrouver en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire la précieuse statue ! Juste à temps, en tous cas, pour que la reine ne s’en aperçoive pas. Il ignore alors que ce bref enlèvement a permis à quelques détracteurs de dissimuler un piège mortel…

Ce qu'on en pense sur la planète BD :

Patrick Weber, nouveau scénariste d’Alix, quitte également les têtes couronnées dont il est l’un des spécialistes, le temps d’un nouveau scénario de La dernière reine. En marge de la vie mystérieuse de Cléopâtre dont cette série égyptophile a fait le sujet (son nom a même été rayé de l’Histoire officielle), nous retrouvons donc le destin tourmenté d’un jeune héros, le beau et intègre Rahotep, au métier peu courant de nos jours : il est liseur de songes. Evidemment, les faits sont une nouvelle fois romancés (la relation Jules César / Cléopâtre…) et l’incursion récurrente de phénomènes d’origines divines confine aux croyances et mœurs de l’époque. Mais ce n’est pas là que le bas blesse : on peine avant tout à rentrer dans l’aventure, tantôt bavarde, tantôt précipitée. Rahotep est une nouvelle fois confronté à une intrigue « policière » au mécanisme un peu téléphoné et surtout mise en place en dent de scie, de manière laborieuse. Une remise en question des rythmes de la narration serait peut-être intéressante, pour transformer cette série en véritable épopée palpitante. Certes, la reconstitution semble relativement fidèle de la vie égyptienne à l’époque de Cléopâtre (au regard de l’état de nos connaissances). Le dessin de Giancarlo Caracuzzo s’appuie visiblement sur de nombreux automatismes, mais peu d’application et de détails, notamment sur les personnages. Certaines cases semblent avoir été nettement plus peaufinées que d’autres qui n’ont visiblement pas bénéficié du même temps de travail… En revanche, la technique réaliste et mature de Caracuzzo est nettement plus convaincante sur les (trop rares) plans d’ensemble et les décors, qui nous propulsent véritablement dans l’ambiance et l’époque, s’appuyant sur une documentation apparemment rigoureuse. Une série qui pêche à ne pas savoir choisir entre la reconstitution didactique et l’intrigue à grand spectacle…

voir la fiche officielle ISBN 9782800139777