L'histoire :
Alexandre Desvereaux est un grand aventurier, la star des réseaux sociaux et du net. Malheureusement, il n'est jamais revenu de sa dernière expédition et a laissé sa femme Clarisse et sa fille Aurore seules et sans nouvelles... Cependant Clarisse, inventrice et ingénieure de génie, et Aurore ne comptent pas rester inactive. Elles veulent le retrouver pour lui porter secours. Elles sont en effet sûres qu'il est toujours vivant. Mais le temps passe et aucune des deux n'arrive à trouver la moindre piste ! Ce statu quo pourrait bien changer avec l'intervention de trois gamins formant un groupe, portant le nom des « Utopistes ». Mehdi, le petit génie du groupe, annonce en effet avoir localisé le dernier endroit où s'est rendue son idole ! Le jeune homme explique que dans chaque vidéo d'Alexandre, on retrouve en effet une fleur liée à la destination actuelle de l'explorateur. Or en se basant sur la dernière fleur, on peut supposer qu'il s'est rendu au Mexique, avec pour objectif final de traverser le portail-miroir qui mène au Tlalocan. Sur ces révélations, mère et fille préparent une expédition et promettent aux Utopistes de les emmener avec eux. C'était sans compter sur l'assistant de Clarisse qui profite de cette découverte pour la trahir et lui voler ses meilleures inventions...
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Cette nouvelle série propose un contexte premier intéressant, où mythes, contes et légendes existent bel et bien, pour peu que les gens y croient. Dans cet univers, le père de l'héroïne est un célèbre aventurier qui se sert de portails-miroirs pour se rendre dans ces lieux fantastiques et magiques. Jusqu'à sa mystérieuse disparition. Épouse et fille forment alors un groupe hétéroclite pour aller le sauver ! Imaginée par Vincent Le Bars, cette aventure démarre de manière ultra efficace avec des personnages pêchus, un univers attirant et des références à la BD comme au manga. Hélas, une fois arrivé dans la cité de Tlalocan, le récit part dans tous les sens, sans que rien soit clair. Il donne même l'impression de stagner. Après une première partie captivante, il est dommage de voir la seconde s'embourber ! Aux dessins et aux couleurs, l'illustrateur italien Stefano Zanchi offre un travail énergique mélangeant de la meilleure manière manga et influences Disneyennes. Il est vraiment agréable de découvrir cet univers au travers des 88 pages que composent ce premier tome. Ce premier album se révèle plaisant, même s'il nous perd vers la fin.