parution 29 juin 2026  éditeur eRe2-LSOM  Public ado / adulte  Mots clés Science - fiction

Shpunk Runner 2066

Un détective et une étudiante shpunks enquêtent sur un complot génético-technologique visant à la conquête du monde par une puissante organisation mégalo. Une parodie étonnante – post-apo et technologique – des Schtroumpfs !


Shpunk Runner 2066, bd chez eRe2-LSOM de Hoffmann, Albin
  • Notre note Yellow Star Yellow Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • Scénario Yellow Star Yellow Star Yellow Star Grey Star

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  • dessin Yellow Star Yellow Star Grey Star Grey Star

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©eRe2-LSOM édition 2026

L'histoire :

Jadis, en des temps médiévaux, en marge de la civilisation humaine, existaient les chooms, des petits lutins verts qui vivaient dans un village aux maisons en forme de champignons. Ils avaient chacun un pouvoir magique, une forte longévité et luttaient contre le sorcier humain Gramalek (et son chien Azatoth), persuadé que bouffer des chooms lui apporterait la vie éternelle. Heureusement, le village des chooms était magique et ainsi, Gramalek ne le trouvait jamais. Pour les piéger, le vilain sorcier avait créé à partir de terre glaise une choom féminine, Pandora, qui n’avait aucun pouvoir. La ruse avait foiré et Pandora avait été acceptée au village en tant que première « Shpunke ». Bien plus tard, la magie disparut… et les chooms s’isolèrent plus encore des hommes. Encore plus tard, les hommes parvinrent enfin à l’apocalypse atomique et ils moururent tous. Côté chooms, un long hiver nucléaire s’installa… la famine aussi. Pandora révéla alors le secret de son sang de shpunke : d’autres créatures comme elle pouvaient être fabriqués. Les chooms se mirent alors à fabriquer à la chaine une main d’œuvre très utile. 2066 ans plus tard, la civilisation shpunke est florissante et habite dans des mégapoles ultra-futuristes. Car malgré leur longévité extrême, les chooms sont tous morts et il ne reste plus que des shpunks. Leur civilisation ultra technologique n’est plus communautaire, mais s’appuie sur un système économique tendu, des gouvernements, des corporations, des tribunaux… Dans ce contexte, le détective Clifford Shpunk est envoyé de nuit dans un squat sordide fréquenté par des junkies. Juste à temps pour écouter les derniers mots d’un vieux savant blessé par des shpunks contaminés. Il lui dit en langage ancien : ils ont schunké « un Choom qui Choom du Choom » et réclame d’être abattu dans la seconde qui suit, en raison de sa propre contamination qui va le rendre agressif…

Ce qu'on en pense sur la planète BD :

Edité par une maison indépendante imprononçable (eRe2-LSOM) et financé grâce à une opération Ulule, Shpunk Runner 2066 ne fait d’emblée pas mystère de son caractère parodique et plutôt culotté. Dès la première case, on identifie une relecture des Schtroumpfs de Peyo, mais qui se projette très vite dans un futur post-apocalyptique ultra-technologique et ultra-urbain digne du Nikopol de Bilal, avec l’apparition de Shpunks contaminés comme des zombies, façon Walking dead (et ils font « gnak », comme les Schtroumpfs noirs !). Ce patchwork de genres peut a priori paraître foutraque, mais il s’avère finalement cohérent et surtout très original : comment glisser du registre du conte médiéval à celui de la dystopie futuro-urbaine post-apo avec des zombies, sans bobo ! Le scénariste Rémi Hoffmann tricotte une narration accrocheuse qui avance bien et va au bout de son propos. Un détective à l’ancienne (trench coat, clopes, whisky…), bientôt rejointe par une étudiante, enquête sur un complot génético-technologique visant à la conquête du monde par une puissante organisation mégalo. C’est très rythmé, un peu gore, bourré de références, s’appuyant sur des dialogues et un découpage plutôt maîtrisés (hormis quelques rares coquilles… un écueil plutôt classique dans ce genre d’ouvrage auto-édité), dessiné à l’aide d’une griffe semi-réaliste largement éprouvée par Guillaume Albin qui a fait ses classes sur le Donjon de Naheulbeuk… et sans doute réhaussé par une colorisation un peu trop criarde. Un tome 2 est potentiellement prévu : le final nous abandonne en plein cliffhanger, avec un « A suivre… ».

ISBN 9782959775703