L'histoire :
Huguette se lève le matin avec la patate ! Elle enfile son jogging, ses baskets, elle attrape son sac de sport et elle file direct à la salle de fitness. Elle est sur le point de refermer le placard de son vestiaire lorsque son téléphone portable sonne. Ce sont ses amies Lucette et Paulette qui la préviennent qu’elles se font un apéro, pour fêter le Beaujolais nouveau ! Or Huguette a le sens des priorités. Elle abandonne sur le champ la salle de fitness pour rejoindre ses copines au troquet du coin, où se trouvent aussi d’autres gars en survêt' qui espéraient sûrement pouvoir faire du sport ce matin…
Huguette, Lucette et Paulette croisent une vieille copine qui leur annonce qu’elle vient de faire une chouette découverte en faisant le ménage : un vieux slip sale de son dernier mari ! Rien de très choquant jusque-là. Mais elle leur dit aussi qu’elle l’a aussitôt lavé. C’est l’effroi parmi les trois copines ! Pourquoi a-t-elle fait ça ? La vieille se confond en explications : « Mais non, je rigoooole, je l’ai mis comme il est sous mon oreiller, c’est mon doudou pour la nuit ! »
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Huguette, Lucette et Paulette, les trois mémés guillerettes, antiques et folkloriques, continuent leurs joviales considérations sur leurs fins proches et inéluctables, leurs souvenirs de jadis avec leurs Jules, les réflexions sur la libéralisation des mœurs à notre époque et les blagues avec les prouts. En somme, elles déballent leur philosophie positiviste : carpe diem, et alea jacta est. A chaque gag, depuis maintenant 6 recueils, c’est toujours un peu la même recette qu’utilise Sylvain Frécon… et pourtant, il parvient encore parfois à nous tirer des pouffades de rire (notamment sur Léonard de Vinci : puisqu’il a inventé l’hélicoptère, est-ce lui aussi qui a inventé le réflexe masculin de faire l’hélicoptère avec sa bite ?). Le dessin ultra caricatural est jeté mais maîtrisé, quelque part entre Brétecher et Reiser, et donc parfaitement efficace. On nous signale toutefois 3 nouveautés dans l’oreillette : primo, sans doute pour des questions d’accessibilité dans le référencement, la série s’appelle désormais Les mémés (et non plus #lesmémés). Deuxio, un dessin hommage en page de garde nous informe que l’éditrice Anaïs de la série quitte la maison d’édition pour d’autres aventures. Tertio, a ce qu’y parait, une série d’animation est en cours de production pour une diffusion prochaine sur Arte !