L'histoire :
Dans le village de Bouille-en-joie, il y a un manoir. Celui-ci appartient au parrain de Griffonne. Alors qu'il vaque à ses occupations, son parrain sursaute : la petite fille démoniaque vient de faire une entrée surprise dans le salon ! Elle lui annonce qu'elle ne vient pas pour les vacances, et qu'elle va rester quelque temps ici. Il ne comprend pas... Pour lui expliquer, elle lui tend un mot rédigé par son Papa-Lulu. Elle va rester au manoir, dans le monde des humains, pour suivre sa scolarité au village de Bouille-en-joie, comme une sorte de pension. Mais elle aura une mission secrète car Griffonne a commis une bêtise : elle a propulsé accidentellement des reliques et des monstres démoniaques dans le monde des humains. Elle va devoir réussir son intégration dans ce monde différent, et retrouver les échappés du monde des démons. Le lendemain, elle commence son premier jour de scolarité humaine et... c'est d'un ennui mortel. Son voisin de classe est très timide. Il s'appelle Séraphin. Il essaie d'entrer en contact avec Griffonne qui s'énerve derechef. Elle lui dit qu'elle est en mission d'infiltration, donc pas là pour se faire des amis...
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Elsa Corradi et Fabien Ronteix s'associent pour proposer une trilogie BD au public jeunesse et adolescent, mettant en scène un univers fantastique. Le personnage central de Griffonne donne son nom à la série. Elle est un démon, qui a fait une bêtise qu'elle doit réparer : elle a envoyé des entités démoniaques dans le monde des humains. Résultat, elle doit s'intégrer à leur monde et les retrouver pour remettre de l'ordre dans le royaume des Hommes. Elle a un caractère bien trempé et affirmé, elle s'énerve facilement, et elle ne lâche rien. Sur sa route, elle qui n'avait pas prévu de se faire des amis, va tout de même s'allier à deux humains bien différents d'elle : Séraphin, et Lili. L'un est hypersensible et surdoué tandis que l'autre est hyperémotive. Les illustrations sont sympathiques et modernes, le découpage est réussi. Malgré cela, l'histoire et le scénario sont très convenus et rappellent d'autres histoires telles que Les sortilèges de Zora ou L'encyclopédie des peurs. Aucune surprise dans le fil rouge qui s'installe. Malgré les dialogues un peu rigolos, les personnages souffrent d'une accentuation trop prononcée de leur « typologie ». Ils sont « hyper » sensibles, ou « hyper » émotifs : des tempérament plus modérés et moins caricaturaux auraient pu être appréciables. Un récit initiatique et fantastique à poursuivre dans les deux prochains tomes.