L'histoire :
Souffrant de troubles anxieux assez important, le professeur Lyndon a quitté Londres pour aller enseigner en Écosse sur les conseils de sa mère. Alors que ses nuits sont constamment perturbé par des cauchemars le ramenant à l'âge de l'enfance, Lyndon vit des journées rythmé par le même quotidien. Le matin, il prend son petit déjeuner en écrivant une lettre à un certain Thomas. Une lettre qu'il n'expédie jamais et qui s'entasse avec les autres. Puis il file à l'école pour y enseigner. Dans un village fortement agricole, Lyndon retrouve sa collègue Miss Murray avec qui il se demande combien d'élèves seront absents à cause du boulot familial à effectuer à la ferme... Au matin du 90e jour de travail, Lyndon vit un événement particulier lorsque le petit dernier de la fratrie McKay interpelle la maîtresse Murray en annonçant qu'avec son cul sur son pupitre, il ne sait pas y poser son ardoise ! À la fin des cours, Murray demande à son collègue d'aller signaler au grand frère de Gavin que ce dernier devrait faire attention à son langage à l'école. Cependant, Lyndon semble déstabilisé en découvrant le grand frère de son élève... Si bien que c'est finalement sa collègue qui y va ! Toutefois lorsque les angoisses de Lyndon le reprennent et qu'il manque de perdre connaissance, c'est l'ainé de la fratrie McKay qui vient à son secours...
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Après l'excellent Rebis, les autrices italiennes Irène Marchesini (scénario) et Carlotta Dicataldo (dessin et couleurs) proposent de one-shot ambitieux de 200 pages. Exit l'univers médiéval, cette fois-ci, elles nous emmènent en Écosse au début du XIXe siècle. On suit ici un enseignant londonien qui a fui la capitale anglaise pour s'éloigner de ses névroses et ses traumatismes du passé. Toutefois la disparition d'un de ses élèves le replonge au cœur de ses souvenirs et l'oblige à se confronter à son passé. Adroitement, la scénariste offre un récit passionnant où les mystères autour du personnage principal se révèlent petit à petit, jusqu'à la révélation finale. Au cours d'un récit riche en émotions, elle traite également de sujets plus que jamais d'actualité comme l'homosexualité, la culpabilité ou encore cette tendance à fuir ses démons au lieu de les affronter. De nouveau, l'autrice propose un récit simple mais très bien développé. Côté mise en images, la dessinatrice a beau changer totalement de décorum, elle offre toujours un travail aussi soigné, que ce soit au niveau du design des personnages que des décors de la lande écossaise. Si vous aviez été emballé par l'album précédent, vous serez conquis par ce nouvel album qui bénéficie des mêmes qualités d'écriture et de mise en scène.