L'histoire :
Mike est un jeune geek qui ne quitte quasiment jamais sa chambre. Il survole néanmoins des îles à bord d'un avion au côté de sa cousine, globe-trotteuse expérimentée. Pas particulièrement émerveillé par le voyage, Mike se réveille tout de même lorsque le pilote lui parle de l'île où s'est tourné le dernier film de la saga Arizona James ! Le garçon aimerait aller visiter l'île, mais le pilote précise qu'il n'y pas de piste d'atterrissage sur ce lieu et qu'en plus, les gens évitent d'y aller car on prétend qu'elle est hantée ! Toutefois la curiosité du jeune cinéphile est piquée au vif. A peine revenu du baptême de l'air, il entraine sa cousine Sarah avec lui en lui annonçant qu'il a une idée pour se rendre sur les lieux du tournage. Dans une petite crique retirée, Mike a repéré une pirogue appartenant à un vieux pêcheur. Profitant de son absence, le duo emprunte l'embarcation et prend la mer en direction de l'île d'Arizona James. Toutefois on dit que la curiosité est un vilain défaut. Mike et Sarah s'apprêtent à le découvrir à leurs dépends. Sur cette île diablement hostile, ils doivent faire face à une nature incontrôlable, des catastrophes naturelles et même des phénomènes surnaturels ! Arriveront-ils à quitter cette île maudite et à retrouver leur famille ?
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
À l'instar de la série de romans des années 1990 Chair de poule, le duo Marjorie et Joris Chamblain proposent de faire frissonner les enfants. Les albums de cette série peuvent se lire indépendamment et dans l'ordre que les bambins souhaitent. Les deux premiers volumes sortent conjointement et deux autres sont déjà annoncés. Alors que le tome 2 se déroule sur Mars, celui-ci se déroule sur une île inhospitalière et met en scène deux jeunes enfants. Entre événements naturels et surnaturels, le duo va même devoir se confronter à une divinité en colère. Riche de 65 pages, ce premier album se lit avec plaisir mais ne semble pas remplir son critère de frayeur, même pour le public visé (8 ans). En effet, ça reste très gentillet et nos têtes blondes en ont certainement déjà vu/lu bien pire niveau épouvante. L'italien Gabriele Bagnoli s'occupe des dessins de cet album. Issu de l'école Disneyenne, l'illustrateur propose un trait rond et pêchu qui convient à l'ensemble mais manque toute de même de « noirceur » ou d'épouvante pour coller au principe de base de la série. Les couleurs de Léa Chrétien finalisent le tout avec efficacité. Cette sympathique aventure y aurait sans doute gagné à pousser le curseur « peur » plus loin.