L'histoire :
Eevi lit un peu dans sa chambre, se brosse les dents et ferme ses rideaux. Il est temps de se coucher. Elle observe encore une fois attentivement le pendentif qu'elle porte autour du cou et le range dans sa table de nuit. Puis elle s'endort. Elle fait un cauchemar, dans lequel le soleil s'éteint. Elle se noie. Un bruit la réveille et la tire du sommeil. Quelque chose frappe à la fenêtre. Elle ouvre le rideau, puis la fenêtre et appelle pour voir si quelqu'un répond. En un éclair, elle sent un courant d'air à côté d'elle et voit Otso qui se cache sous son bureau. Il lui demande de fermer la fenêtre et d'être discrète. Elle s'inquiète et lui demande ce qu'il lui est arrivé. C'est simplement quelques lutins et diablesses qui l'ont embêté. Eevi craque. Elle dit à Otso ce qu'elle a sur le cœur. Personne ne l'a crue quand elle a raconté ce qui s'était déroulé l'été dernier. Pas même sa grand-mère ! Et lui, et les autres, ils ont tous disparu, elle a passé toutes ses vacances à les chercher dans la forêt. Otso ne comprend pas : pourquoi a-t-elle fait ça ? Eevi lui confie qu'elle pensait qu'ils étaient devenus amis... Il lui assure tout le monde va bien si c'est ce qui l'inquiète. Mais Louhi cherche Eevi et Otso a besoin qu'elle lui rende un service. Sa sœur a besoin d'aide, or seul le bijou magique d'Eevi peut la guérir...
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Eevi, fillette centrale de cette saga mythologique finlandaise, doit retourner dans le monde des gnomes. Elle veut aider son ami Otso pour guérir sa sœur. Car seul le pendentif qu'elle possède serait capable de l'aider. Mais rien ne se passe comme elle l'imaginait. En basculant dans l'autre monde, Otso disparaît. Et la sorcière Louhi et ses affreux lutins sont aux trousses d'Eevi... Elle va avoir besoin de l'aide des créatures qu'elle croise sur son chemin pour espérer s'en sortir. L'autrice Miila Westin a réalisé un mémoire sur les représentations visuelles des créatures mythologiques finlandaises, et on sent bien qu'elle maîtrise ce sujet. Elle s'inspire énormément de cette mythologie, assez méconnue en France, pour construire son récit. Au départ, tel Alice aux pays des Merveilles, on bascule dans un autre monde merveilleux, en suivant Otso. Graphiquement, le trait se reconnaît rapidement. Les personnages, notamment leurs visages, ont quelque chose d'étrange et de différent, qui peut déranger, mais qui s'accorde à l'univers fantastique. Les créatures sont attachantes, et l'autrice réalise quelques planches très expressives et libérées, notamment lorsqu'elle explore le monde des rêves. Cette série jeunesse onirique se lit comme un conte.