L'histoire :
La chance semble sourire aux Bleus. Auréolés d’un titre clinquant de Champion du Monde de football de rue, ils sont attendus au Groenland pour prodiguer leurs bons conseils. L’équipe des Ours Blancs a en effet besoin d’un sérieux coup de main pour décrocher sa qualification et représenter son pays aux prochains mondiaux. La partie est loin d’être gagnée, car les locaux semblent bien incapables de pouvoir gagner le moindre match. Malgré le doute et les moins 40° affichés par le thermomètre, Tag et ses équipiers accomplissent le miracle attendu : les Ours Blancs décrochent leur ticket pour la phase finale de la compétition. Ce résultat est loin de satisfaire les autres équipes engagées, qui portent réclamation car elles se sentent lésées, elles qui n’ont pas bénéficié du coaching des champions. Dans ces conditions, pour garder leur place de finaliste, les Ours Blancs devront affronter et battre l’équipe des Bleus… Une fois passé cet épisode glacé, nos amis se retrouvent au cœur de leur cité, en pleine préparation pour les mondiaux. Si logiquement tout devrait être fait pour souder l’équipe afin d’augmenter ses chances de réussite, un vent de folie semble s’être emparé de Tag et de Jérémy : tout est prétexte pour se lancer de stupides défis bien éloignés de l’esprit d’équipe attendu…
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Simple copié-collé de la série animée jeunesse diffusée, avec succès, sur France 3 depuis quelques années, Foot 2 Rue en est le pâle prolongement. L’inconvénient, quand on veut multiplier les média, est de ne pas réussir à s’adapter au format choisi (ou alors la démarche est uniquement commerciale…). Ainsi, ici rien ne fonctionne aussi bien que sur petit écran : la fluidité de l’action est inexistante (ce qui n’est pas du meilleur effet lorsqu’on traite de sport), les dialogues polluent les vignettes et le ton général est loin d’élever le débat en dehors des valeurs de solidarité véhiculées par le récit (mais papa devra s’y coller pour qu’elles sautent aux yeux du chérubin !). Bref, rien ne semble avoir été prévu pour rendre la BD aussi pêchue que la série. Quand on voit, d’ailleurs, le peu de soin avec lequel on passe d’un récit à l’autre (l’ouvrage est composé de deux épisodes indépendants), on sent très vite que l’effort d’adaptation n’a pas été une priorité. C’est dommage, car cette démarche laisse le sentiment qu’on a uniquement voulu s’en prendre aux tirelires des gogos-gamins. Le trait stylisé et l’idée originale de cette série méritaient sans doute un peu mieux…