L'histoire :
Confinement, mars 2020. Pour ne pas céder à la colère contre ses voisins, Arnaud reprend la méditation sur les conseils d’un ami. Il l’avait déjà expérimentée après une crise de psoriasis, avec des effets positifs grâce à la pleine conscience. La méditation, apparue entre 2500 et 1500 av. J-C, est développée par le bouddhisme au Ve siècle av. J-C. Elle se diffuse ensuite en Occident dans les années 1970, notamment avec la méditation transcendantale. Un médecin américain popularise la méditation de pleine conscience (MPC). On distingue trois types de méditation : intentionnelle (attention au présent), constructive (développement des émotions positives) et déconstructive (remise en question des schémas mentaux). En pratiquant, Arnaud découvre l’impermanence et dépasse certains préjugés : la méditation n’est ni une prière ni un moyen de bloquer les pensées. Bien qu’elle réduise le stress, notamment le cortisol, la méditation n’est pas adaptée à tous et doit être pratiquée avec prudence, en évitant les dérives et des attentes trop excessives.
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Dans sa première bande dessinée en tant qu’auteur complet, Arnaud Locquet propose à la fois un récit personnel de sa pratique de la méditation et un aperçu de son Histoire. Il met en parallèle son expérience intime et ses connaissances théoriques. À travers des pages noires, il explore ce qui se passe dans sa psyché lorsqu’il médite, se représentant sous la forme d’un petit avatar pour en illustrer les mécanismes. En s’attaquant à un tel sujet, il relève un défi ambitieux : la méditation est une pratique à la fois subjective et abstraite, difficile à traduire visuellement et à rendre concrète pour le lecteur. La lecture se révèle plus accessible lorsqu’il aborde les aspects historiques et théoriques, apportant des repères clairs. En revanche, elle devient plus déroutante lorsqu’il s’agit de saisir pleinement l’expérience intérieure de la méditation. Le pari est osé et à semi remporté.