L'histoire :
Amphitryon a toujours voulu épouser la belle Alcmène. Cependant, elle n’accepte de devenir son épouse qu’à une seule condition : qu’il venge l’honneur de ses sept frères tués par les habitants de l’île de Taphos. Amphitryon accepte cette épreuve. Mais pendant qu’il guerroie, un étrange visiteur prend sa place dans la couche d’Alcmene. Zeus, changé en Amphitryon, profite de la situation pour assouvir son désir profond. Leurs ébats sont intenses et Amphitryon part ensuite, rassasié et le cœur léger. Cependant, le grand guerrier revient quelques heures après, auréolé de gloire et de prestige pour avoir vaincu ses ennemis. Alcmène ne comprend pas très bien cet étrange manège et elle se débat un peu au début. Elle finit par accepter ses bras pour une nouvelle étreinte passionnée… De cette double union naît deux jumeaux : Iphiclès, fils d’Amphitryon et Héraclès, fils de Zeus. Ce dernier reçoit, en don des Dieux, l’invincibilité. Cependant, la grande difficulté va être pour Zeus de cacher cet enfant illégitime aux yeux d’Hera, son épouse…
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Comme souvent dans certains albums de Graph Zeppelin, le lecteur a droit à une version plus hot chez Tabou. C’est systématique pour les BD de Cosimo Ferri. Et même si Héraclès n’est pas forcément relié au sexe, qu’à cela ne tienne, on va lui adjoindre son neveu Iolaos qui va le suivre tout au long de ses travaux. Comme dans le tome de Graph Zeppelin, Ferri change quelque peu le récit des fameux travaux du héros colossal, apportant une version parfois intéressante du mythe. Quelques scènes vraiment chaudes ponctuent ces aventures. L’une est plutôt logique et terriblement charnelle : la fameuse métamorphose de Zeus qui se change en Amphitryon pour goûter les plaisirs avec son épouse pendant… trois nuits ! De quoi faire des planches d’une sensualité dévorante, même si Ferri aurait pu encore aller plus loin, car cette scène est un hymne au désir et à la jouissance. Les autres saynètes sont un peu plus « gratuites », même si l’une d’entre elles représente l’homosexualité de fort belle manière. Il faut dire que les couleurs suaves de Ferri et la douceur de son trait s’adaptent parfaitement à des corps nus et en action. N’oublions pas que les travaux d’Héraclès finissent toujours par un X.
