L'histoire :
Il se tient devant sa tombe et il parle seul, comme s’il pouvait l’entendre. Les choses ont bien changé et lui a bien vieilli. Ça lui fait même presque bizarre d’aller lui rendre visite au cimetière et de ne plus se battre contre lui. Matt Murdock sourit après avoir une dernière fois touché la stèle avec sa canne. Finalement, Wilson Fisk a eu ce qu’il méritait et s’il n’y a pas de justice sur Terre, il y en a une au Ciel. Il prend ensuite le ferry. Pas ce qu’il préfère le plus avec la tonne de monde qu’il y a, l’état du bateau et le nombre de malades. Du coup, il va sur le pont. Il arrive enfin à Manhattan et il sent la ville délabrée et détruite. Ce qu’il n’a pas senti, c’est la présence de ce sans-abri. Il lui demande une pièce et Matt lui montre des billets. Il lui offre généreusement de prendre ce qu’il veut mais le pauvre hère ne se contente pas de ça et il pousse l’aveugle. Ça non plus, il ne l’a pas senti. Heureusement, il lui reste des réflexes et il parvient à stabiliser sa chute pour éviter de se briser le cou. Il n’a pas perçu la présence du deuxième gars derrière lui, qui le prend à la gorge. Décidément, Matt a bien vieilli…
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Bienvenue dans un nouveau one shot sur Daredevil mais cette fois, le Diable de Hell’s Kitchen a diablement vieilli. Tant et si bien qu’il en a perdu ses pouvoirs ou presque. Est-ce le monde des comics qui a vieilli à force de multiples productions ? On sent en effet les auteurs bien nostalgiques sur ce projet particulier. Ce comics est bien sûr un hommage appuyé à Frank Miller et tous les ingrédients du génial auteur sont là : des personnages bien connus vieillissants, une ville crépusculaire, le mal et la violence à l’état brut. Même Elektra est là et fait une apparition coup de poing comme pour mieux souligner l’hommage. Cependant, il n’y a pas la plume poétique de Miller et finalement, le récit n’est pas si révolutionnaire, se cantonnant à décrire un (vieil) affrontement entre un super-héros et un super-vilain. Steve Mc Niven cherche à choquer son lecteur en dessinant des icônes de Marvel comme on ne les a jamais vus. Un peu à l’image de Old Man Logan, certains personnages ont pris très cher avec l’âge, tant et si bien qu’on a du mal à accepter les rides vraiment trop marquées de Daredevil, son corps maigrichon et son visage repoussant. Même son costume est bradé de cicatrices ! La fin fait toutefois dans le lyrique avec une jolie idée qui sauve l’ensemble. C’est pas beau de vieillir !