L'histoire :
Le vaisseau fonce entre Andromède et la Voie Lactée, direction Sakaar. Le fils de Bruce Banner est mort et il doit être présent aux funérailles. Il est accompagné d’Amadeus Cho et de Jennifer Walters. Quand ils débarquent sur la planète, ils sont accueillis comme des rois. Néanmoins, la ville est en très mauvais état. Les habitants s’entretuent et les murs tombent en ruine. L’émissaire est inquiet car au lieu de pleurer la mort du Régent Martial, ils ne pensent qu’à se battre. Un immense gladiateur vient les provoquer : pour lui, la planète n’a jamais eu un vrai roi et cela explique pourquoi personne ne pleure sa mort. L’émissaire est furieux et tente de lui faire changer ses traîtres mots. Le grand guerrier le découpe en deux avec une facilité déconcertante. Il lève son épée pour demander aux visiteurs ce qu’ils en pensent. Hulk, furieux, fonce sur lui. Il s’élève dans les airs et écrase violemment son adversaire. Il demande la vie sauve mais Hulk sait que dans ce monde, il faut se montrer impitoyable. Il lève ensuite sa hache pour montrer à tous qu’il est là. Les habitants reconnaissent avec effroi le Briseur de Mondes.
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Décidément, Jonathan Hickman fait feu de tout bois depuis qu’il travaille chez Marvel. Après avoir relancé toute la firme X-Men et inventé des histoires folles dans les Terres parallèles dans Secret Wars, voici qu’il propose sa propre version d’un conflit cosmique. Encore un projet audacieux et de grande envergure et pourtant, le scénariste commence sa nouvelle série de façon simple et limpide. On assiste à une sorte d’enquête policière à échelle cosmique, comme si Agatha Christie avait fusionné avec Jim Starling… On sent tout de même l’ambition démesurée de l’écrivain puisque les suspects des nombreux meurtres qui secouent l’univers ne sont pas moins de cinq espèces qui peuplent les planètes dans Marvel ! Évidemment, la solution à cette énigme du responsable se cache derrière de nombreuses strates complexes de fausses pistes et de coupables en réalité innocents. Autant d’immenses surprises qui se dévoilent petit à petit jusqu’au clou du spectacle avec une révélation finale choc. Choc et puissamment mégalomane puisque cette manipulation brillamment expliquée par le véritable chef d’orchestre semble être une ode à… Jonathan Hickman lui-même qui lui aussi sait jouer avec ses multiples personnages pour créer un chaos organisé unique et mémorable. Encore du grand art donc et Hickman s’accompagne toujours de grands dessinateurs. La finesse du trait d’Iban Coello et la puissance des covers de Marco Chechetto ont de quoi faire des ravages. La mini saynète autour du Wakanda prolonge intelligemment un récit à nouveau… impérial !