L'histoire :
Qui peut croire à cette terrible nouvelle ? Une base impériale détruite dans le système d’Endor par des Rebelles ? Avec l’Empereur Palpatine décédé suite à cette attaque ? Pire encore : son homme de main, Dark Vador, mort également ? C’est impossible et ce cauchemar ne peut être réel. C’est du moins ce que se dit le serviteur Vanée. Pendant plus de vingt ans, il a servi fidèlement Vador, gagnant sa confiance petit à petit. Il a vu à quel point le côté obscur est puissant en lui. Si puissant qu’il n’a jamais prêté attention à qui que ce soit, et encore moins à Vanée. Le pauvre bougre n’a eu le droit qu’à des punitions physiques de temps en temps en guise de considérations. Ces étranglements, il l’a vécu comme un délice. Il a attendu, sans relâche, le retour de son maître. De très longues années de vide et de solitude. Même son corps n’a pas tenu et il a dû insérer son visage dans un corps robotique. Il attend encore et toujours, persuadé que le Seigneur Sith va faire son retour. Un jour, il entend qu’un être obscur ressemble à Vador. Il s’appelle Kylo Ren…
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Dans l’ombre de Dark Vador, il y a Kylo Ren. Charles Soule, écrivain émérite dans la firme Star Wars s’attaque donc au personnage du Premier Ordre. Un sacré défi car la dernière saga Star Wars a quand même tout de même concentré beaucoup de critiques négatives, à commencer justement par le nouveau vilain qui est censé détrôner le grand Vador. Ce n’est sûrement pas un hasard d’ailleurs que Soule revienne régulièrement en arrière sur les événements marquants des sagas précédentes, comme si les derniers films étaient bien moins inférieurs aux précédents. On ne peut cependant nier un certain savoir-faire et Soule parvient à capter l’attention avec des intrigues prenantes, au tempo maîtrisé et accrocheur. Les personnages sont également bien travaillés et très respectueux de ceux des films VII à IX, à commencer par ce cher Hux… Le souci, c’est que Kylo Ren garde les mêmes défauts que dans les films : oscillant sans arrêt entre le bien et le mal, perdu en lui-même et manquant de charisme, le Suprême Leader est loin d’atteindre la renommée de son grand-père. Le fait également de ne voir que son visage le rend bien moins impressionnant. Plusieurs dessinateurs s’enchaînent, rendant l’ensemble moins cohérent. Ils ont toutefois le mérite de livrer une prestation efficace et respectueuse des personnages d’origine. Un héritage lourd à assumer.