L'histoire :
Les familles échangent sur le spectacle : un premier mort déjà! Évidemment, la famille de Caroline du Nord est effondrée. Leopold Strong était pourtant très fort… mort d’un seul coup et aussi rapidement… La famille de New York le réconforte… à sa manière, avec ironie et vulgarité. Pendant ce temps, la cheffe du Massachusetts discute avec la femme vainqueur du précédent tournoi. Elle ne triomphe pas, loin de là, même si Lone Gunman a fait du bon boulot. Pour elle, c’est évident: on a beau tout prévoir et trouver le meilleur des tueurs, le début n’est qu’une question de chance et rien d’autre. L’organisateur du jeu contacte le garde-chasse sur place. Pour l’instant, tout se passe bien : pas d’appel venant de l’extérieur et personne qui tente de sortir du périmètre. De toute façon, ils ne risquent rien car il y a des hommes postés un peu partout, prêts à intervenir si besoin. Néanmoins, le maître du jeu prévient le garde chasse : bientôt, les habitants de Oak Valley vont comprendre que le sang coule…
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
La nouvelle série événement de James Tynion IV continue et après un- brillant- premier fascicule de présentation, on rentre dans le vif du sujet avec ce tome deux. En parfait chef d’orchestre, Tynion a posé des bases extrêmement solides et il n’a plus qu’à dérouler la pelote de laine… tachée de sang ! Car le jeu de massacres promis est au rendez-vous avec un rythme insoutenable et une tension de tous les instants. La richesse du récit, malgré son côté sanguinolent, nous scotche avec pas moins de trois camps différents avec de nombreux personnages : les familles de puissants, leurs chiens de guerre qui s’affrontent sur le terrain et les civils qui paieront les pots cassés. On alterne sans arrêt en balançant de lieu en lieu, de situation en situation et de massacres en coups bas car il n’y a pas que les tueurs fous qui se montrent cruels et impitoyables… Un véritable régal psychologique qui a en plus une part d’originalité dans cette réécriture de Battle Royale version société américaine à la Squid Game. Michael Walsh nous torture également avec son style poisseux et les couleurs vives et criardes de Jordie Bellaire qui donnent une impression de froid… cadavérique ! Tout simplement mortel.
