L'histoire :
Barry Allen continue de répertorier le nombre de super-héros et leur histoire d’origine. Celui-là, tout le monde le connaît : Superman débarque à Smalville et grandit dans le Kansas, amenant une nouvelle vague de super-héros. Après lui, vient Batman, le milliardaire qui rend la justice et maintient l’ordre dans Gotham. Pour parfaire cette liste, voici une femme qui a été sculptée dans la glaise et qui prend le nom de sa mère : Wonder Woman. Barry Allen s’enregistre également dans ce long inventaire, lui qui a touché du doigt la Force Véloce suite à accident de produits chimiques. Il est devenu l’homme le plus rapide du monde. L’homme le plus précis du monde s’appelle Green Arrow, Oliver Queen de son vrai nom, un milliardaire excentrique. Arthur Curry prendra place dans le monde sous-marin sous le nom d’Aquaman tandis que Hal Jordan deviendra le défenseur du secteur spatial grâce à un anneau vert. Tous ces nouveaux puissants héros paraissent indestructibles mais leur présence attire aussi la lie de l’humanité avec des super-vilains nombreux et extrêmement dangereux…
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Le petit bonbon créé par Mark Waid continue avec ce concept étonnant de réécrire l’histoire des personnages DC à sa façon. C’était annoncé à la fin du tome un : le tome suivant allait aborder les plus grandes figures qui sont passés à la postérité, de Batman à Superman en passant par Green Lantern, Robin, Martian Manhunter… sans oublier des équipes célèbres comme la Ligue de Justice ou les Teen Titans. On y voit également des super-vilains extrêmement connus comme la longue panoplie qui affronte Batman ou d’autres qui ont donné des histoires épiques comme Darkseid ou l’anti-Monitor. Il y a tout de même aussi des personnages bien moins connus comme Nightshade, qui traverse les ombres, les Challengers de l’Inconnu ou encore une équipe de méchants qui veut affronter la Ligue de Justice : le Syndicat du Crime. Tout ceci n’est rien en comparaison du personnage le plus what’s the fuck avec la Punaise Embusquée ! C’est paradoxal mais ce tome est bien moins lyrique et emballant que le précédent, Waid se contentant de faire un inventaire froid et sans âme des personnages. Est-ce à dire qu’il aime plus les figures oubliées ou que le poids de ces immenses personnages l’a écrasé ? On appréciera par contre les annexes qui détaillent chacun des propos, preuve (vintage) à l’appui. Le graphisme est aussi moins heureux avec le trait particulier et figé de Michael Allred et celui de Brad Walker, un peu plus spectaculaire mais bien moins marquant que celui de Jerry Ordway. La suite semble désormais se consacrer à certains grands events de la firme…