L'histoire :
25ème siècle, les membres de la famille Rocketfollers volent à pleine turbine à bord de leur navette spatiale. Cette famille de scientifiques et d’aventuriers est composée des grands parents Rose et Rodney, des parents Rachel et Roland et leurs enfants Richi et Rae sans oublier Rex, le petit chien bionique. Sous couvert de nouvelles vacances pour répondre aux interrogations du jeune Richie, le groupe se dirige en fait en direction d’une nacelle temporelle. Soudain, un missile vient frapper le véhicule qui s’écrase sur une vaste étendue de glace. Tout le monde est heureusement indemne, mais pas de temps à perdre. En effet, derrière eux des hoverbikes sont lancés à leur poursuite et les grands parents semblent malheureusement à la traîne. La situation vire au tragique lorsque la glace fragilisée par le crash se fissure sous les pas de Rose. Afin d'arrêter Cronex, elle décide alors de se sacrifier héroïquement pour sauver sa famille chérie. Ainsi, ils atteignent la capsule et parviennent in extremis à échapper à leurs poursuivants. La question alors n’est pas où sont-ils partis se réfugier, mais quand...
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Peter J.Tomasi lance une nouvelle série avec le talentueux Francis Manapul au dessin sous le label indépendant créé par Geoff Johns. Bien évidemment, le clin d’œil appuyé aux mythiques Fantastic Four est ce qui marque en premier le lecteur, avec les aventures de cette famille de scientifiques. Ainsi, les menaces de puissants ennemis se mêlent aux problèmes familiaux du quotidien, ce qui donne un savoureux mélange d’ordinaire dans un contexte extraordinaire. Le récit démarre sur les chapeaux de roue, puis se succèdent des épisodes nettement plus calmes. Le scénariste mixe de petites intrigues avec des touches d’humour, tout en gardant une trame plus importante en toile de fond. Tomasi prend donc son temps pour poser sa série et c’est un peu frustrant car cela casse un peu le rythme du récit. Les idées sont donc intéressantes mais le scénariste a du mal à accrocher le lecteur et c’est bien dommage pour une nouvelle série qui doit convaincre rapidement. L’une des forces de ce titre est le travail de Francis Manapul qui apporte son trait dynamique et très détaillé. Son art de la composition de planches est savoureux et transcende le comics. Par contre, carton rouge pour Urban, car il est inacceptable de découvrir deux énormes coquilles en quatrième de couverture. The Rocketfellers a donc du potentiel mais espérons que la roquette n’explose pas en vol...
