L'histoire :
C'est le sourire aux lèvres que Yuma rentre enfin à la maison. Sa bonne humeur disparaît dès que sa mère surgit pour lui reprocher l'horaire tardif et la questionner sur ses activités de la journée. Yuma explique s'être posée dans un café pour travailler et s'aérer l'esprit. Sa mère pense qu'il s'agit d'un mensonge et la met en garde contre les pervers qui grouillent dans les rues. Elle reste muette quand Yuma lui rétorque n'intéresser personne : pourquoi sa fille pense-t-elle une chose pareille ? Est-ce qu'elle ne serait pas une mère incompétente ?
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
D'un côté, Yuma prend ses distances avec sa mère et ment sur ses activités, de l'autre sa mère se sent rejetée et redouble d'inquiétude : voilà sur quoi s'appuie l'intrigue ici. Leur relation est au cœur du récit, chacune d'elles nous expose son point de vue et se montre agressive quand elle se sent menacée. Ces deux portraits se montrent touchants car les deux femmes ont de bonnes intentions mais souffrent de leur codépendance, cela est parfaitement mis en évidence et la complexité de leur lien est très bien décrite. Le scénario avance en étant bien construit et les dessins lui insufflent pas mal d'énergie. Ce deuxième tome, plus psychologique, est vraiment très intéressant et mérite le détour !