L'histoire :
Aposimz est un astre artificiel de 120 000 kilomètres de diamètre. Son volume est principalement constitué d’un espace souterrain recouvert d’une coque en mégastructure. Il y a 5 000 ans de cela, une guerre eut lieu sur Aposimz et les vaincus furent condamnés à vivre sur la surface glaciale et dépossédés de leur droit de résidence légale. Aujourd’hui, les humains essayent de survivre et doivent faire face à une épidémie de marionnettisation et à des automates agressifs. Essro fait partie d’un groupe de survivants de la surface qui part régulièrement chercher de la nourriture ou s’entraîner au combat. Aujourd’hui semble être un jour comme les autres mais tout bascule lorsqu’une jeune femme vole vers eux. Abattue par les forces régulières de l’Empire Revidor, elle leur remet un objet et les supplie de ne pas laisser les soldats s’en emparer car cela causerait la fin du monde...
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Profitant de la sortie en version deluxe de Blame ! dont elle arbore une couverture presque identique (à moins que ce ne soit l’inverse), la nouvelle série de Tsutomu Nihei débarque enfin ! On y découvre un monde hostile (un décor assez récurrent chez le mangaka) où les humains évoluent dans un souterrain géant. Pourtant, la majeure partie de l’histoire se déroule à la surface dont le froid et le manque d’oxygène gênent la respiration. On y suit un homme, Essro, dont le groupe rencontre une étrange demoiselle volante artificielle qui leur remet un objet mystérieux : suite à cela, les troupes de l’Empire vont le poursuivre avec violence et acharnement. L’intrigue sème déjà des éléments intéressants et dépeint un univers sombre, dur et plutôt original. Le concept de marionnettes (qui se rapproche de robots) est développé de façon inattendue et, même si la quête de base est assez simple, la trame générale s’avère plutôt plaisante. Le scénario est maîtrisé mais pas extraordinaire. Les dessins, étonnement en gris clair alors que le mangaka nous a plutôt habitués aux visuels sombres, ne manquent pas de charme non plus. On aurait aimé que cela soit plus noir pour renforcer le côté angoissant de l’histoire, mais le reste est de bonne facture et on reconnaît instantanément le trait du mangaka. Au final, voilà une histoire qui commence bien et nous fait envie malgré un synopsis assez léger.