L'histoire :
Fils de réalisateur, Rei est un lycéen passionné de cinéma. Il voue aussi un culte à Papico, une actrice porno aux cheveux roses. Avec un camarade, le jeune homme prévoit de tourner un film qu’ils présenteront ensuite à un festival. Les deux garçons demandent à la belle Shinozaki d’être leur actrice principale. La demoiselle accepte et semble même enthousiaste à l’idée de passer devant la caméra. Malheureusement, elle ne tarde pas à changer d’avis car son petit ami s’oppose à ce projet. Après les cours, Rei est déprimé et erre un peu en ville. Il aperçoit au bout d’un moment une rangée d’affiches indiquant que Papico habiterait dans le quartier et ne rechignerait pas à coucher. La nuit tombée, Rei essaye de dormir, en vain. Il finit par se relever et sort pour retirer les affiches. Il est interrompu dans sa tâche par l’arrivée d’une jeune femme : Papico. Rei pourra-t-il se rapprocher de son actrice fétiche ?
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Auteur remarqué de Gantz et Last Hero Inuyashiki, Hiroya Oku revient avec un nouveau titre assez singulier. Pour le moment, on se contente de voir un lycéen devenir ami avec son actrice porno fétiche, Papico. Quelques éléments nous laissent à penser qu’il se trame quelque chose dans le fond, mais cela met bien du temps à arriver. De même, quand des épisodes étranges ont lieu, cela ne semble pas choquer plus que cela les gens et ces évènements passent au second plan... C’est assez déroutant car on ne comprend pas bien sur quoi le récit va se focaliser en priorité et, soyons honnêtes, le scénario en lui-même n’est pas folichon pour le moment. Idem pour les personnages qui ne sont pas très attachants, entre un lycéen fade, une actrice porno assez écervelée et un petit ami trop jaloux et violent. Néanmoins, les incidents qui ont lieu nous laissent espérer une suite plus intense et plus consistante. On apprécie aussi les clins d’œil du mangaka à ses précédentes séries et à de nombreuses œuvres cinématographiques. Graphiquement, en dehors de Papico qui est un peu trop déformée, le reste est vraiment bien fichu : les personnages sont expressifs et s’intègrent bien dans les décors faits à base de photos. Le découpage pourrait être un poil plus vif, mais ce n’est pas bien gênant. Au final, cette première mouture de Gigant mise tout sur des promesses qu’il va falloir tenir.