parution 28 octobre 2009  éditeur Soleil  Public ado / adulte  Thème Heroic-fantasy

Les exilés d'Asceltis T3

Le Peuple trahi

Guidé par Obion, Aldia conduit son peuple à l’Est, en terre Oslanne, où derrière la citadelle, ils ont la promesse d’être accueilli comme des frères. Réellement ? Fin d’une préquelle distrayante, parfaitement raccord avec la série mère.


Les exilés d'Asceltis T3 : Le Peuple trahi (0), bd chez Soleil de Jarry, Deplano, Malosso
  • Notre note Yellow Star Yellow Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • Scénario Yellow Star Yellow Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • dessin Yellow Star Yellow Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

©Soleil édition 2009

L'histoire :

Exilés loin d’Asceltis, leur terre nourricière, depuis plus de 130 ans, les Naabdirs voient dans l’arrivée fortuite d’un nourrisson albinos au large de l’archipel d’Aloy Nihib, un heureux présage : une ancienne prophétie le désigne comme l’envoyé d’Obion, le dieu qui – pensaient-ils – les avait abandonnés. Mais les choses ne sont pas si simples : les Naabdirs et ce jeune messager, qu’ils ont nommé Aldia, devront endurer moult épreuves avant qu’il ne se révèle définitivement. Ainsi, fort de la toute puissance que lui a conféré Obion, Aldia parvient, pour échapper à une ethnie ennemie, à transporter au dessus des flots une partie de l’île où ils s’étaient réfugiés. Cependant, affaibli par la manœuvre, il ne réussit pas à mener les siens aussi loin qu’Obion l’avait espéré. Certes, ils se retrouvent aux portes d’Asceltis, mais en pleine forêt Scylt, au milieu des ruines de l’ancienne civilisation Kahon… Le territoire ne semble pourtant pas hostile, mais Aldia ne tarde pas à mettre sa science du combat à l’épreuve : une peuplade autochtone a cru bon d’alimenter son cheptel d’esclaves en puisant dans la petite communauté. Heureux vainqueur (grâce à l’appui d’un dragon lui ayant fortuitement donné un coup... d’ailes), le jeune homme n’est pourtant qu’au début de ses surprises : lors d’une cérémonie secrète, il parvient à communiquer avec Obion. Ce dernier lui recommande de conduire son peuple à l’Est, en territoire Oslan : un peuple frère qui leur tendra la main, les aidera à subvenir à leur besoin, à croitre, à prospérer…

Ce qu'on en pense sur la planète BD :

En ne nous imposant pas d’interminables rallonges et en choisissant de nous offrir une conclusion correctement ficelée, Nicolas Jarry opte pour la raison : trop de séries lassent en se diluant dans un nombre de tomes dépassant largement ce dont l’intrigue a besoin. En 3 tomes, donc, cet « avant brumes » nous aura permis de faire un crochet (8000 ans avant les Brumes d’Asceltis) dans la mythologie d’une des ethnies qui animent la série mère : les Naadirs dont l’un des représentants, Albian, est un héros attachant. Loin de vouloir nous dispenser un cours magistral, c’est sous l’angle de la légende et via un albinos, vraisemblable fils d’une divinité, que nous comprendrons tout de l’héritage reçu par Albian et les siens. Cet opus, pour sa part, nous éclaire en particulier sur les rapports des futurs Naadirs avec le peuple Oslan. Pour servir l’intention, sans oublier de distraire, le rythme du récit est un formidable atout. Nicolas Jarry l’utilise ici, grâce à un découpage judicieux : les interventions du vieux sage contant la légende aux petits est, de ce point de vue, assez malin. Pour le reste, et indépendamment des points d’attaches avec l’autre saga, cette série n’est pas autre chose qu’une heroïc-fantasy de plus, sortie des cartons de la prolifique maison d’édition. Une de celle où héros musclés, bestioles poilues aux crocs acérés, magie, divinités et dragons se partagent la vedette, dans une intrigue taillée pour l’action. Mais reconnaissons que la maîtrise du scénario et le nombre réduit de chapitres évitent la nausée. Le coup de patte de Paolo Deplano, s’il n’a rien d’original, sert quant à lui parfaitement le projet. Un récit qui, en tous cas, offre l’intérêt de susciter des envies d’Asceltis : la suite des « brumes » ou pourquoi pas une autre dérivée concise et maitrisée…

voir la fiche officielle ISBN 9782302007956