parution 01 octobre 2006  éditeur Soleil  Public ado / adulte  Thème Historique, Aventure - Action

Vae victis T15

Ambre à Alesia : Cursum Perficio

L'armée gauloise menée par Vercingétorix s'enferme dans Alésia contre l'avis d'Ambre ; Milon prisonnier, Cloduar impuissant : César commande... Conclusion en apothéose d'une grande fresque adaptée des Commentaires de la Guerre des Gaules.


 Vae victis T15 : Ambre à Alesia : Cursum Perficio (0), bd chez Soleil de Rocca, Mitton, Cheret
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  • Scénario Yellow Star Yellow Star Yellow Star Grey Star

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  • dessin Yellow Star Yellow Star Yellow Star Grey Star

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©Soleil édition 2006

L'histoire :

Juin 52 av. J.-C., vainqueur devant Gergovie, l’armée gauloise emmenée par le Vercingétorix prend en chasse les légions romaines. Mais à marche forcée, César garde l’avantage sur le Celte qui préfère savourer sa victoire sous sa tente, batifolant avec la reine Boadicaë (contre son avis), plutôt que de presser le pas. Par ailleurs, cette victoire non-achevée ne garantie nullement des lendemains radieux car toujours le doute subsiste sur la solidité de l’alliance gauloise. Des peuples comme les Teutates ou les Eduens revendiquent une plus grande part au commandement des opérations. N’ont-ils pas été longtemps les fidèles alliés de Rome ? Une troisième colonne progresse aussi, l’Etrusque Milon y est prisonnier, sa vie dépendant de sa capacité à soulager l’agonie de son bourreau. Il s'agit de l’attelage germain du pseudo-Critovax, alias l’immonde Marcellus Didius, qui entend bien tirer profit de la situation. Finalement, l’imperator décide de stopper sa progression et d’attendre ses poursuivants. Avec l’appui des Germains, Celtill est défait et choisit librement (contre l’avis d’Ambre une nouvelle fois) de s’enfermer dans l’oppidum d’Alésia. Il espère rééditer son exploit récent. Mais César met le siège et engage les travaux d’une circonvallation titanesque. Ces travaux dureront 1 mois et, une fois terminés, scelleront l’issue de la partie…

Ce qu'on en pense sur la planète BD :

En deux pages (pp. 46-47), à l’ultime rebondissement, tout est dit et accompli. Deux pages qui résument et achèvent une fresque d’aujourd’hui en 15 tomes. Cursum Perficio, « la boucle est bouclée » et en apothéose s’il vous plaît ! Librement mais très fidèlement inspirée des Commentaires de la Guerre des Gaules de César, Vae Victis narre dans le détail (certes romancé) une campagne qu’avec quelques milliers d’hommes, l’imperator gagna de main de maître contre la mosaïque de peuples divisés et versatiles qui composait alors la Gaule chevelue (non-romaine au contraire de la province de Narbonnaise). Des peuples qui comme les Eduens ou les Arvernes (dont est issu Celtill élu Vercingétorix) qui servirent un temps le conquérant avant de se soulever massivement dans un ultime sursaut. Le personnage d’Ambre reprend celui historique de la reine Boadicea, reine des Icéniens, leader d’une révolte en 60 ap. J.-C. et symbole de la liberté bretonne. Elle est ici « mariée » à celui de l’Etrusque Milon, un sage disciple d’Hippocrate, incarnation du sens de l’Histoire. Lui sait que résister à la civilisation romaine est vain. « Vaut-il mieux servir ou mourir ? » Les paroles que prononça le terrible Brennus devant un Sénat rechignant, trois siècles auparavant, résonnent encore chez tout Romain : Vae Victis, malheurs aux vaincus ! 100 000 esclaves au bas mot, les Gaules paieront cher leurs rivalités intestines et la perte d’une indépendance nominale. Néanmoins, la soumission à la domination étrangère leur sera à terme bénéfique. Sur la longueur, le duo Rocca/Mitton (épaulé de Chantal Chéret aux couleurs) signe un sans faute d’une constance remarquable. Un dessin que l’on reconnaît entre mille, cru et musculeux, fin et puissant à la fois ; un récit passionnant dont les ultimes vignettes laissent espérer une suite ? L’ambacte Cloduar part en effet retrouver sa reine en la Cité éternelle. Le franchissement prochain du Rubicond marquera le début des Guerres Civiles entre César et Pompée…

voir la fiche officielle ISBN 9782849460672