L'histoire :
C’est l’été, Léna et ses amis s’ennuient vraiment beaucoup… Xav, Léna et Tom sont allongés dans l’herbe. Ils regardent les nuages, dans leur petit village perdu dans la montagne. Ils en ont assez de s’inventer des histoires, surtout Léna. Si dans cet endroit, tout le monde est très respectueux de la nature et de l’environnement, il n’y a toutefois pas âme qui vive. Tous les jours se ressemblent, ce n’est pas vraiment l’endroit le plus fun qu’il peut y avoir pour des enfants. Une seule perspective, peu amusante, retient tout de même l’attention des enfants : la fête du village. Mais bon, cela est vraiment ridicule à côté des ambitions de la jeune fille qui veut vivre une aventure, une vraie ! Ce jour-là, elle se lève et décide de laisser Xav et Tom. Elle se rend à la rivière, peut-être qu’il se passera quelque chose d’intéressant là-bas, qu’elle réussir à rencontrer une sorcière ou à franchir une porte magique. Les autres se moquent un peu de son idée, et elle part seule. A la rivière, elle trouve de jolis cailloux dorés. Elle voit aussi quelque chose qui frétille. Un têtard est coincé dans un amas d’algues. Elle le libère. Or à ce moment-là, une lumière rose apparaît dans l’eau, et le têtard se transforme en grenouille. Il lui saute au visage et l’embrasse avant de disparaître. Elle doit prévenir les garçons…
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Avec Le complot des grenouilles, Julia Rubau Vigara signe son premier album jeunesse, en proposant un univers délicieusement loufoque. Léna et ses amis s’ennuient ferme pendant les vacances d’été. Elle décide de ne plus rester passive et de se reprendre en main. Mais elle ne s’attendait pas à rencontrer une grenouille qui parle, et tout son clan ! Alors, simple vue de son imagination, ou véritable manifestation ? Les batraciens voudraient-ils reprendre le contrôle ? Le dessin est la première chose qui interpelle en feuilletant l’album. Il n’est pas commun, il se distingue du reste de la production éditoriale. On sent une grande liberté dans le trait, au service de l’histoire. On plonge sans hésiter dans ce monde étrange, coloré, le plus souvent avec une couleur dominante. La couleur rythme le récit et permet au lecteur de comprendre les changements d’ambiances. Le découpage rappelle le rythme présent dans les dessins animés. Il est un point d’accroche pour le jeune lectorat. A travers sa fable écolo-fantaisiste, l’autrice met en avant les valeurs de l’entraide, de la communication et du respect de la différence. Elle fait le lien entre le monde animal et le monde humain, grâce aux personnages des enfants, plus ouverts au changement. Si les grenouilles vous effraient, serez-vous tout de même prêts à emprunter un autre chemin vers la tolérance ?