L'histoire :
Sous le pseudonyme de John Doe, l’ancien avocat Waldo Trigo est devenu l’auteur vedette du magazine Gentlemind grâce à ses récits de fiction. Pour rentabiliser cette popularité, Gina Powell – propriétaire du magazine – crée un feuilleton au sein même de sa revue qui lèvera petit à petit le voile sur la vie et la personnalité de ce mystérieux « homme de papier ». Hélas, si tout se met parfaitement en place, Waldo lui-même n’accepte pas d’être le sujet principal du magazine et il préfère claquer la porte de la rédaction ! Injoignable au téléphone, Gina et son équipe continuent sans lui, en republiant ses précédentes nouvelles. Mais peu à peu, les lecteurs grondent et crient à l’imposture. Il est grand temps que Gentlemind publie de nouveaux récits de son auteur vedette… De son côté, Waldo a d’autres préoccupations. Sa sœur Gabriela fait partie des manifestants qui s’opposent à l’empire américain et prônent la liberté de Puerto Rico. Inquiet que sa sœur aille au-devant du danger, rien de ce qu’il pourra lui dire ne la fera pour autant changer d’avis ! Dans le même temps, le journaliste du Times Robert Hearn, farouche opposant aux récits de fiction qui a fait du magazine Gentlemind sa bête noire, découvre la véritable identité de John Doe et en profite pour écrire un article virulent…
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Cette seconde et dernière partie relatant la vie et la fin du magazine Gentlemind dont a hérité l’héroïne principale est aussi prenante que plaisante. Via une kyrielle de personnages attachants, les scénaristes Teresa Valero et Juan Diaz Canales relatent ici trente années d’un magazine, rythmées par les idées visant à le renouveler au fil du temps, mais aussi par les divergences de points de vue, les claquages de portes ou encore la tourmente de certains personnages majeurs influençant bien malgré eux sur les ventes et la popularité de la revue. Bref, sans en dévoiler trop pour ne rien gâcher, ce tome 2 est tellement riche qu’on est embarqué du début à la fin de ces 63 pages passionnantes brassant de nombreux thèmes. De plus contrairement au premier tome et à son démarrage nébuleux, cette suite démarre dès les premières pages et ne laisse que peu de temps morts. La force de la série tient également au talent graphique du dessinateur Antonio Lapone. Mélangeant réalisme et caricature, BD « classique » et roman graphique, ou encore en cassant les codes de la mise en page, il nous offre un ensemble très original sans jamais nous perdre dans ses différents styles. Encore meilleur que le tome précédent, ce deuxième album nous offre donc un très bon album, pour former un excellent diptyque !