L'histoire :
Elijah vient de perdre son cheval. Il lui reste quelques dollars qu’il donne afin de payer l’équarrisseur pour le faire incinérer. De retour chez lui, il croise madame Keating, sa logeuse, qui gentiment lui rappelle de payer sa semaine de loyer. Plus un sou en poche, Elijah se tourne vers les livres qui lui restent. Voilà la dernière solution pour récupérer quelques dollars. Il se rend chez un prêteur sur gage afin de changer ses livres contre deux dollars. Le montant couvrira le loyer de la semaine. Puis il va dans le quartier italien pour manger un morceau. Il se retrouve à table en compagnie de quelques immigrés italien avec lesquels il partage un plat de spaghettis. Monsieur Matranga observe que Stern traverse une mauvaise passe. Il lui propose alors un travail qui requière de savoir parler espagnol. Il s’agit de participer à une transaction, rien de plus. Stern accepte la proposition. Quelques jours plus tard, le voilà au bord de l'eau en compagnie d'italiens en passe de faire une transaction d'armes avec des révolutionnaires cubains...
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Les frères Frédéric et Julien Maffre poursuivent leur western Stern, l’histoire d’un jeune croque-mort d’origine juive-allemande qui ne cesse de vivre des histoires tourmentées. Dans cette nouvelle aventure, Stern sort d’une mauvaise passe et se trouve sans le sou. Le voilà rendu à devoir accepter la première proposition qui passe pour récupérer quelques dollars. Frédéric Maffre nous emmène dans une intrigue bien menée dans laquelle son héros se retrouve au cœur d’une transaction qui tourne mal. Les protagonistes, des révolutionnaires cubains, le prennent comme otage et l’emmènent avec eux sur une île perdue qui leur sert de base arrière. Dès lors, moult rebondissements vont faire monter d’un cran la violence et l'angoisse. La survie n'est pas évidente pour ceux qui restent sur cette île : il semble en effet qu'elle abrite quelqu'un dont la violence est sans limite. Ce huis clos sur une île perdue est enjolivé par le dessin de Julien Maffre. Il propose un visuel toujours aussi efficace, avec une particularité ici : la description esthétique crue des scènes de violence qui participent à l’intrigue et à la montée en tensions au sein de ces révolutionnaires cubains. Cette aventure ne restera pas sans conséquence pour Stern et sa vision de l'avenir.