L'histoire :
En mission sur la planète Ardhäseth, une planète classée E1 encore à l’âge du fer, Rib’Wund a pris l’allure d’un moine afin de se rapprocher au plus près du roi Quannibien du royaume. En effet, il semble que celui-ci use de pouvoirs magiques pour se maintenir au pouvoir. Rib’Wund doit d’abord retrouver la trace du premier agent de Sillage envoyé sur place, Juaiz, mais aussi rapporter les armes technologiques qui servent au souverain pour assurer sa puissance. Après moult péripéties, Rib’Wund parvient à se tenir devant le souverain. Il tente de le neutraliser, mais celui-ci possède un champ de force qui le protège. A son tour, le roi use d’un rayon étourdisseur qui neutralise l’agent de Sillage. Au même moment, le fils de Nävis, Yannsei, dort profondément chez lui quand il se réveille en sursaut, alerté par un message de détresse télépathique. Il se prépare aussitôt à porter secours à Makké-Ji sur Barrala-Ti. Il se téléporte là-bas, accompagné par son robot Xatica. Il trouve alors son amie mal en point, la jambe prisonnière et blessée par un mollusque géant. Pour la sortir de là, il a besoin de se téléporter à l’atelier technique. Alors qu’il tente de repartir, son portail laisse passer les tentacules d’une étrange créature…
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Comme lors du précédent tome, Philippe Buchet confirme le virage scénaristique vers les origines humaines de son héroïne. Cette fois, son récit se partage entre deux aventures parallèles. L’une nous entraine sur la planète Ardhäseth sur laquelle un mystérieux souverain use d’armes technologiques avancées pour assoir son pouvoir. Envoyée en mission là-bas, Nävis doit d’abord retrouver les deux agents de Sillage disparus et rapporter les armes technologiques de ce souverain. Un souverain qui semble avoir beaucoup de choses en commun avec Nävis. De l’autre coté, on suit les péripéties de Yannsei, parti porter secours à une amie à lui, la jeune Makké-Ji, gravement blessée. Ces deux aventures parallèles s’entrecoupent tout au long du récit, mais cela est un peu gratuit... Outre quelques cassures dans la dynamique de l’histoire, on n'apprend pas grand-chose sur les origines humaines de Nävis, pas plus que sur un éventuel fil conducteur pour les albums à venir. Le dessin se met quand à lui à la hauteur. Le trait fluide et dynamique contribue à la qualité de la série depuis ses débuts. Il permet de tenir face à la petite défaillance du scénario.