L'histoire :
Dans les bureaux de la CIA, à l’ambassade des Etats-Unis à La Havane, trois hommes sont en grande discussion. Ils sont à la recherche de John Botia, et visiblement ils ne sont pas d’accord. Que faisait John au Tropicana ? Certains voudraient le voir mort, pour lui apprendre la vie. Mais d’autres préféreraient le garder vivant et le retrouver pour pouvoir lui poser un certain nombre de questions, et surtout obtenir des réponses ! Après cette disparition de John Botia, la CIA demande à Moreno de les aider à le retrouver : et avant Bud, cela vaudrait mieux pour lui. Le boss voudrait lui parler. Pendant ce temps, sur une plage de sable fin, Lily et Concepcion profitent de la mer. Mais elles sont sous surveillance. John, un ex de la CIA, et José son bras droit pas très malin, veillent sur elle. Concepcion a été kidnappée, en tant que femme d’un mafieux local. Sa disparition n’est pas passée inaperçue, elle est très recherchée. La mafia n’est pas prête de la laisser tranquille, ils veulent remettre la main sur elle. Et pour ça, ils sont prêts à tout… Même au pire !
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Avec ce second tome, le duo d’auteurs nous embarque dans un album haut en couleurs et en action ! On retrouve les personnages du premier volume, mais on vous conseille d’enchaîner la lecture des tomes pour ne pas être trop perdus. Car dès la première page, on plonge dans le grand bain et il peut être difficile de raccrocher les wagons sans l’ensemble du contexte. Le scénariste enchaîne les changements de points de vue des personnages, ce qui permet de conserver un rythme soutenu. Toutefois, il nous arrive de perdre le fil, de ne plus saisir exactement les enjeux ou le profil des protagonistes. Mais on lit avec délice, bercé par cette action permanente, qui nous pousse à continuer même si sur le moment, tout n’est pas clair. Graphiquement, Vic Macioci propose des planches modernes, aux couleurs chatoyantes et légèrement rétro, qui nous plongent dans l’ambiance et contrebalancent la violence du récit et des images. Comme toute bonne bande dessinée d’action, les combats et les courses poursuites se succèdent, les morts pleuvent et elles sont rarement propres. Malgré le choix d’une période historique chargée, l’humour parsème les cases, rendant la lecture plus légère, sans négliger l’intrigue tendue jusqu’à la dernière page !