L'histoire :
Julie et Nelson regardent la télévision quand ils apprennent par les informations qu’un coq des Galapagos, dernier de son espèce, vient d’être enlevé au zoo. Tous les policiers du pays sont à la recherche de l’animal, mais surtout de sa ravisseuse dont ils ont le portrait. Julie et Nelson éclatent de rire quand ils se demandent quelle est la personne qui a pu se mettre dans un pétrin pareil. Soudain, la photo de la présumée coupable apparait à l’écran. Julie découvre alors avec effroi qu’il s’agit vraisemblablement de sa sœur Dolores. Elle se demande alors pourquoi sa sœur a kidnappé cet animal en voie d’extinction... mais surtout où elle va pouvoir le cacher ? Julie et Nelson découvrent alors le coq dans la baignoire de la salle de bain. Tout de suite, Julie appelle Dolores pour comprendre déjà son geste, mais surtout pour savoir ce qu’elle va maintenant en faire. Déjà, elle doit le nourrir avec des lombrics, 200 grammes par jour. Nelson, de son côté, se renseigne sur le coq et apprend qu’il produit des excréments brunâtres d’environ un centimètre de diamètre. Floyd entend ça avec dégout car il a déjà la bouche pleine de ces boulettes brunâtres qu’il a pris pour des corn-flakes…
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
La série Nelson, créée par le dessinateur suisse Christophe Bertschy il y a plus de vingt ans, met en scène l’irruption du chaos dans la banalité rassurante du quotidien de Julie au travers d’un étrange petit être orange, malicieusement souriant. Nelson n’est ni un animal domestique, ni un enfant turbulent, mais un diablotin venu des enfers. L’auteur suisse ne manque décidément pas d’inspiration pour imaginer de nouvelles calamités au fur et à mesure de ses albums. La recette du succès ne change pas : ses gags efficaces prennent place au cours de strips courts de trois à quatre cases. Parfois, il utilise – comme ici dans son 28e album – un fil conducteur qui se poursuit sur quelques pages. Ce running-gag prend la forme d'un vol d’un animal rare, une espèce en voie d’extinction, un coq des Galapagos. La sœur de Julie, Dolores, l’a caché chez elle. Hélas, le coq va devoir supporter les frasques de Nelson et Floyd jusqu’à un dénouement funeste. Dans un style graphique épuré et coloré, la série joue sur le contraste entre l’innocence apparente du diablotin et l’ampleur des dégâts qu’il provoque. Nelson est l’esprit de contradiction, l’élan irrépressible qui pousse à désobéir, à tester les limites et à rire des catastrophes.