L'histoire :
Une grosse tempête souffle sur le monde antique d’Hector, Achille et Ulysse. Du haut de leur phare, les trois adolescents assistent au spectacle et s’inquiètent notamment du comportement des pégases (les chevaux ailés). Ils volent de manière désordonnée, comme s’ils étaient excités par quelque chose… et lorsqu’ils planent à proximité de l’eau, des vagues surnaturelles surgissent pour les agresser. Inquiet, Ulysse décide de faire appel à cette vétérinaire spécialisée dans les animaux extraordinaires, qui a jadis déjà soigné les licornes. Effectivement, dans un autre pan de la réalité, Enola reçoit l’appel et se met en branle aussitôt. Elle presse son chat parlant Maneki de grimper rapidement dans leur hélicoléoptère… mais ce dernier n’allait tout de même pas aller à la mer sans son chapeau et ses lunettes de soleil. La petite vétérinaire et son chat arrivent alors au pays des pégases et manquent d’emblée d’avoir un accident contre un des chevaux ailés qui les cogne en plein vol. les trois adolescents les accueillent et leur explique alors ce comportement étrange. Enola enfile aussitôt des scarabailes pour aller voir le repère des pégases au-dessus des nuages, sur leur île flottante…
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Un nouveau cas d’animal extraordinaire à soigner se présente à la petite Enola, vétérinaire spécialisée dans les chimères de légendes. Le pégase, alias le cheval ailé, est bien connu des amateurs de mythologie grecque. Or dans ce pan décalé de la réalité, les pégases ont un comportement étrange et une relation ambigüe avec l’océan… En enquêtant sur place à la demande de trois ados (malicieusement prénommés Hector, Achille et Ulysse), c’est-à-dire sur un morceau de paysage grec en lévitation au-dessus des nuages – comme dans Le château dans le ciel des studios Ghibli – la petite Enola va vite comprendre l’origine de ces perturbations. Quitte à spoiler un chouya le 9e tome de cette série jeunesse, on révèle tout de même (arrêtez de lire maintenant cette chronique si vous voulez maintenir un max de surprises), on découvre tout de même l’équivalent aquatique du pégase, une espèce moins connue appartenant plutôt au folklore écossais, le « kelpie ». Le dessin chaleureux de Lucile Thibaudier et les couleurs douces d’Annalisa Ferrari assurent la juste ambiance humaine et généreuse à cette histoire en 32 planches scénarisée avec bienveillance et pas mal de raccourcis par Joris Chamblain.