L'histoire :
La cité de Kadingirra est en proie aux flammes et à la destruction. Les explosions ont provoqué des IME qui ont neutralisé les traceurs de chaque habitant. Ils peuvent maintenant fuir et combattre les hommes armés du tyrannique gouverneur. Esther et ses hommes continuent de libérer la population afin de renverser l’équilibre des forces dans le but de faire tomber le gouverneur Achab. Ils se rendent sous la base militaire de la ville afin de retrouver Staro et ses hommes qui doivent préparer un vaisseau spatial, le Shemot, capable de transporter toute une population. Pendant ce temps, le gouverneur assiste impuissant à l’anarchie la plus totale dans sa cité. Il ordonne l’envoie de l’armée mais celle-ci est déjà en partie neutralisée. Il comprend alors que les insurgés menés par Esther souhaitent partir sur Kepler. Après s’être débarrassé de ses généraux encombrants, le gouverneur ordonne le départ de son vaisseau amiral Ozymandias pour Kepler, puis la destruction totale de la cité…
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Philippe Pelaez et Benjamin Blasco-Martinez clôturent leur trilogie d’un récit de science-fiction teinté d’ésotérisme dans lequel on suit les péripéties de quatre renégats que l’on peut comparer aux quatre cavaliers de l’apocalypse, Esther, Judith, Tobie et Ben. A la suite d’une découverte incroyable sur la planète Kepler, au delà de l’horizon noir, nos renégats trouvent une cité ancienne et mystérieuse capable d’assurer l’avenir du peuple de la cité de Kadingirra soumis à la tyrannie du gouverneur Achab. Ils vont donc tout faire pour renverser le régime et emmener la population vers la cité oubliée sur Kepler derrière l'horizon noir. Pelaez propose un dénouement riche en rebondissements, presque cataclysmique, pour clôturer cette trilogie de science-fiction aux allures de fin du monde. Blasco-Martinez accompagne ce récit fantastique à l'aide d'un dessin tout aussi efficace que dans les deux précédents tomes. Ses encrages réalistes, détaillés et expressifs collent admirablement à l’univers de Pelaez. Les mises en scènes sont efficaces, certaines grandioses, avec des décors chiadés qui apportent la qualité graphique adéquate, un décorum presque théâtral.