L'histoire :
Le guide métis indien Jerry, alias Sipi, chasse dans les Black Hills durant l’hiver 1862. Or sous le corps du lièvre qu’il vient de tuer, il trouve par hasard un collier perdu. Il le rapporte aussitôt à son pote Ray Ringo, dans la cabane de trappeur qu’ils partagent. Ce dernier reconnait le pendentif de Lean, sa fiancée, qui a disparu plusieurs mois plus tôt et qu’il recherche assidument. La piste de l’enlèvement par des indiens se confirme. Ray Ringo et Jerry rejoignent le fort du 5e régiment de cavalerie américaine, tenu fermement par son ami, le jeune sous-lieutenant George Armstrong Custer. Ils trinquent à leur retrouvailles et Ray Ringo explique sa quête. Custer lui prête alors trois de ses meilleurs éclaireurs crows, des ennemis naturels des shoshones qui ont enlevé Lean. Ils s’avèrent effectivement efficaces en trouvant un indien qui leur indique le campement probable où se trouve Lean. Car plusieurs mois plus tôt, la jeune femme a effectivement été la seule survivante du massacre de la famille de mormons qui l’avaient recueillie. Survivante mais… intégrée de force à la tribu, prisonnière des indiens et convoitée par le plus cruel des guerriers, Nayati…
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Le premier tome nous faisait découvrir un héros classique de western classique. Ray Ringo, convoyeur de profession, tentait de sauver des griffes des indiens et des bandits, Lean, la jolie blondinette avec laquelle il doit se marier. Ce tome 2 s’alterne entre deux époques narratives. Des séquences estivales, dans un décor aride et par une météo caniculaire, nous montrent ce qui est arrivé à Lean, après avoir été récupérée blessée par une famille de mormons hargneux. En alternance, des séquences hivernales, à travers des congères de neige, dévoilent la quête opiniâtre de Ray Ringo, 6 mois plus tard, pour retrouver sa promise. Et les dernières pages spectaculaires vous promettent une tension paroxystique. A défaut d’être tout à fait insolites, ces aventures nouvelles scénarisées par l’ultra prolifique et expérimenté Corbeyran se révèlent pleinement efficaces dans ce registre hyper classique. Bien découpées, elles se révèlent aussi dessinées dans un style très proches des maestros du western encré réaliste (Giraud, Jijé, Hermann…). Après des années au sein de la saga Thorgal, l'artiste russe Roman Surzhenko trouve un second souffle en ressuscitant ce héros initié jadis par William Vance (3 tomes de Ringo de 1967 à 1978). De quoi ravir pleinement les puristes de westerns.