L'histoire :
Thorgal se rend dans un village de pêcheurs afin d’y acheter des provisions pour sa famille. L’endroit est animé, mais une tension sourde flotte dans l’air. Alors qu’il négocie l’achat d’une chèvre auprès d’un marchand, il remarque trois hommes à l’allure louche qui l’observent avec insistance. Intrigué mais prudent, Thorgal poursuit ses achats. Un peu plus loin, il est témoin d’une scène violente car les trois hommes tentent d’agresser une jeune femme, Ingrid, afin de lui voler ses bijoux en ambre. Courageuse, celle-ci se défend comme elle peut, mais elle est en infériorité numérique. Thorgal intervient sans hésiter, repoussant les agresseurs et sauvant la jeune femme. Reconnaissante, cette dernière souhaite remercier Thorgal pour son aide. Elle lui offre un bijou en ambre, un collier à l’éclat étrange, affirmant qu’il lui portera bonheur. Thorgal accepte le présent et reprend la route vers sa maison. Sur la plage, il retrouve avec joie sa femme Aaricia et leur fils Jolan, heureux de rentrer sain et sauf. Pour faire plaisir à Aaricia, il lui offre le bijou en ambre, ignorant encore le danger qu’il représente…
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
La Thorgal saga se poursuit avec ce sixième tome, sur lequel la scénariste Valérie Mangin est accompagnée au dessin par Christophe Bec, devenu rare au dessin ! Cette aventure mêle tendresse, vengeance et mélancolie. Thorgal apparait ici dans sa force de l’âge, toujours conquérant quand il s’agit de protéger sa famille. Sous couvert des dieux, le destin lui joue encore un tour de malice. Tout commence quand Thorgal rapporte un collier d’ambre à Aaricia, cadeau de remerciement d’Ingrid, jeune femme commerçante de colliers d’ambre à qui il a sauvé la vie. Il s’avère qu’une malédiction touche le collier et que sa pierre plonge dans un sommeil tout homme qui la porte. Jolan se trouve alors touché par ce maléfice, obligeant Thorgal à partir sur les traces d’Ingrid afin de retrouver l’ensorceleuse. Son périple le conduit dans un village où seules les femmes demeurent vivantes, maintenues sous l’emprise de leur déesse d’ambre, Huldra. Bec illustre le récit de Mangin avec brio. Ses encrages réalistes et spectaculaires sont ultra efficaces, mêlant dynamisme et décors grandioses. Ces paysages apportent une dimension onirique complétant le récit épique de belle manière. Un Thorgal efficace, qui transporte et plonge le lecteur dans une escapade aux paysages fantastiques et infernaux.