L'histoire :
La catastrophe de Fourvière du 13 novembre 1930, laisse apparaître que le ruissellement des eaux souterraines met à mal les fondations des nombreux immeubles qui s’y trouvent. En 1932, c’est la colline de La Croix-Rousse qui subit le ruissellement d’eaux souterraines mettant à mal les caves et les fondations. Mais les services publics ne font rien. Les régisseurs d’un des immeubles concernés par les inondations décident de percer le mur d’une des galeries pour comprendre d’où vient l’eau. Après le percement, les régisseurs découvrent les suites d’une galerie profonde qui semble très ancienne. Ils demandent alors à la ville de Lyon de prendre en charge les travaux pour stopper l’infiltration d’eau de cette galerie. Malgré l’urgence de la situation, les pouvoirs publics et les propriétaires privés se renvoient la balle pour savoir qui doit payer. Quelques années plus tard, en 1959, sur la colline de La Croix-Rousse, des trous apparaissent dans une des rues. Ils sont rebouchés régulièrement mais ils réapparaissent de nouveau. Les services publics lancent une investigations pour comprendre ce qui se passe. Ils découvrent une galerie ancienne dans laquelle se trouvent des ossements humains anciens…
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Cet ouvrage se consacre à l’un des mystères les plus curieux de la ville de Lyon : les galeries mystérieuses très anciennes qui transpercent la colline de La Croix-Rousse et que l’on nomme « Arêtes de poisson ». Mikaël Mignet met en lumière cette énigme souterraine qui apparait dans les années 1930 et intrigue aussitôt moult personnes. A travers cette rétrospective, on plonge dans l'enquête. Au fil des années, les études et les faits mettent en lumière tout un réseau souterrain parfaitement bâti. Il s’agit de galeries très longues, de plusieurs centaines de mètres et qui se superposent. Le dessin efficace de Serge Annequin permet de découvrir les évènements dans leur ordre chronologique, ainsi que les fameuses galeries que les archéologues nomment « arêtes de poisson » en raison du dessin que le réseau forme une fois restitué en plan. Au fil des pages, on comprend les suppositions et les intrigues qui ont alimenté le mystère. La fin de l’album apporte un éclairage plus précis de ces fameuses arêtes qui gardent encore une part de mystères quand à leur fonctions premières.