L'histoire :
Sloyas, le puissant souverain de la planète-royaume Ysla, est en colère. Ses troupes n’arrivent pas à mettre la main sur un insignifiant bébé humain, qui se trouve être la fille du défunt prince Ysrays. Il aimerait pouvoir supprimer définitivement la potentielle héritière de son trône ! L’agent en charge de retrouver ce bébé décide de focaliser ses recherches sur la mère de l’enfant. Or justement, cette mère n’est autre que Liu, la fille de Bor de la Roque, un agent du DIPSE, alias le Département Interplanétaire de Prévention des Catastrophes Ecologiques. Or désormais, Bor fait équipe avec Liu afin de l’éloigner et de la protéger, elle et sa petite-fille, de la hargne de Sloyas. Il se trouve ainsi dans un vaisseau sous-marin sous la surface de la lointaine planète Aquarure, officiellement pour enquêter sur des trafics illégaux d’hydrocarbures. En attendant que Bor revienne, le DIPSE confie donc un nouveau coéquipier à son binôme Annet : l’agent Tervel. Annet est réticente car Tervel était jadis le rival de Bor dans le cœur de Nova (la mère de Liu)… et donc ce dernier lui a toujours fait la pire des publicités.
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
A en croire la 4e de couv, ce tome 4 met un point final à la série de science-fiction écologique Lynx. Et pour poser la pierre angulaire de leur saga spatiale, les auteurs ont vu les choses en grand : 92 planches ! Une nouvelle mission s’impose au duo de héros qui appartiennent au Département Interplanétaire de Prévention des Catastrophes Ecologiques, le vétéran un peu alcoolo Bor de la Roque et la jeune idéaliste rouquine Annet Pyriev. Sauf que l’album débute et… ils sont d’emblée séparés. Car à la suite des 3 précédentes aventures, Bor a retrouvé sa fille… qui a elle-même une fillette bébé, et ils forment un nouveau duo… qui se trouve en fâcheuse posture dans une base sous-marine désaffectée. De fait, le DIPSE propose un nouveau binôme à Annet, qui n’est autre que l’ancien rival de Bor, donc lui aussi vétéran activiste. Le scénariste Serge Perrotin multiplie les intrigues spatialo-géopolitiques et familiales à tendance écolo. Il y a un méchant souverain autocrate, de vils exploitants miniers, des monstres marins, des espions, des batailles dans l’espace, des indigènes (on reconnait bien la fascination de Perrotin pour les cultures précolombiennes). Sous les crayons semi réalistes d’Alexandre Eremine, toujours détaillés et bien calibrés pour ce registre d’aventures galactiques de série B, les mondes traversés sont envoûtants, la technologie est inventive, le bestiaire est bigarré. En somme, Lynx reste un divertissement parfaitement plaisant, même si le fond se borne à des intrigues et de considérations relativement conventionnelles.