L'histoire :
Violette et Dorothée sont dans un train qui se dirige vers un festival intitulé « La nuit sans fin ». Dorothée veut réaliser un reportage sur ce festival qui occupe toute une ville chaque année, où des moyens gigantesques sont mis en place. Car un grand mystère subsiste : personne ne sait qui organise ce festival. Après avoir réalisé des reportages sur les maisons hantées, Dorothée a envie d'investiguer sur des choses plus légères et elle pense que ce sujet est parfait ! Elle emmène avec elle son amie Violette, qui traverse une période compliquée, et à qui cela ne fera pas de mal de se changer les idées. Rencontrer de nouvelles personnes lui fera sûrement du bien. Lorsqu'elles arrivent sur les lieux du festival, c'est le choc. Violette n'en revient pas, tout est surdimensionné, impressionnant, renversant ! C'est un lieu complètement fou... Dorothée demande si Violette va mieux. La jeune femme répond oui dans un premier temps, puis commence à se confier. C'est dur pour elle, elle est tout le temps fatiguée, elle n'aime pas rester chez elle. Elle a l'impression de tourner en rond. Dorothée lui promet d'être là pour elle si elle en a besoin. Violette la remercie et s'enfonce dans le festival.
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Ce nouvel album du Label 619 nous présente un auteur qui fait son entrée dans le milieu de la BD, lauréat du concours jeunes talents Quai des bulles 2011. Il ne laisse pas indifférent avec cette Fête sans fin qui nous invite à une déambulation onirique dans un festival fait de rencontres, de fêtes et de discussions profondes. On est ici loin des représentations négatives du milieu de la fête. On pénètre au contraire dans une bulle positive, bienveillante, où les rencontres font avancer et grandir, permettent de surmonter problèmes et angoisses. Dorothée part sur ce festival pour découvrir qui l'organise et publier un article. Elle est accompagnée par son amie Violette qui traverse une période difficile. Nous ne savons jamais trop si nous sommes dans un festival rêvé, idéalisé, ou si les personnages sont bien ancrés dans le réel, mais ce n'est pas vraiment le sujet comme on pourrait le croire au départ. On se laisse donc porter par une ambiance, une succession de lieux et de protagonistes, tout en conservant jusqu'à la fin une part de mystère. Les illustrations accentuent les émotions et proposent une colorisation lumineuse. Comme le cite Mathieu Bablet en préface, plonger dans la lecture d'Une fête sans fin, c'est « un état de grâce où le temps semble s'arrêter, exaltant les sens et rendant les interactions plus intenses que jamais ».