L'histoire :
Devant l'école, ce jour-là, c'est l'effervescence, car le maître de Lilani organise une sortie très attendue : une visite du musée de Bissau. Pourtant Lilani n'est pas d'humeur. Elle vient d'apprendre qu'elle ne pourrait pas utiliser son téléphone portable dans le musée, et cela n'a plus aucun intérêt. Dans le bus, les consignes sont données. Ils devront rester groupés, ne rien toucher et ne pas courir dans le musée ! A l'extérieur, la température est de 36 degrés, et ils auront une heure de trajet à bord de la ligne express Ba Safal-Bissau. Le bus démarre et tout le monde est secoué. Certains en sont même malades. Heureusement, le bus finit par regagner le goudron. Le reste du voyage est ainsi plus serein. Lorsque le conducteur entre dans la ville de Bissau, il change de visage. La circulation, les bouchons, les automobilistes, tout l'agace, c'est une vraie cacophonie. La classe descend et découvre la place des Héros nationaux, le palais présidentiel et le musée. La visite peut commencer. Il est frustrant pour les enfants de ne pouvoir toucher à rien... Ils écoutent les explications de la guide, qui leur présente la pièce joyau du musée. Or celle-ci est camouflée sous un grand drap blanc. Il s'agit de la mystérieuse reine Okinca. Elle est protégée du regard car elle ne supporte pas qu'on la regarde trop longtemps, elle posséderait l'esprit de quiconque se souviendrait de son visage...
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Ce deuxième volume de Lilani nous fait découvrir la culture africaine, la mangrove et des légendes intrigantes. Quatre petites histoires sont à découvrir et cette édition a été mieux pensée par les éditions Saaraba. Le chapitrage se présente différemment, de façon plus claire avec une pleine page introductive, qui permet de bien comprendre les césures entre récits. En conclusion, une interview des auteurs façon roman photo et un aperçu des étapes de création de la couverture, permettront aux enfants d'aller plus loin et de découvrir les coulisses de la création de cette œuvre. Côté scénario et dessins, là encore on sent que les auteurs ont apporté un soin et une vigilance plus spécifique à l'élaboration de cet opus. Les illustrations sont plus soignées, plus précises, elles sont plus abouties que dans le premier tome. On notera le passage autour de la reine Okinca, particulièrement réussi, notamment dans la gestion des couleurs. Le scénario va plus en profondeur et permet d'exploiter l'universalité des bêtises des enfants, tout en étant instructif sur une culture différente et en faisant passer des messages. On pense notamment à l'histoire qui se déroule dans la mangrove et qui sensibilise à la protection de l'environnement. Cet album valorise la solidarité dans de grandes aventures du quotidien.