L'histoire :
Bérénice écrase la trahison du roi d’Astrakane avec l’aide d’une poignée de semi-deus. Elle garde quelques enfants pour en faire de futurs « citoyens de Sayran », mais des milliers de morts sauvagement assassinés sont incinérés dans une fosse commune, dont sort une petite fille ressemblant à Namielle… Neuf ans plus tard, la narration reprend le cours des évènements tels que nous les avons suivis. L’archonte Antios reçoit un message de Bérénice lui demandant de se rendre. Il balaie cette éventualité alors que sa secte est en position de force, contrôlant toute la ville. Alors que Nymphea et Orphée suivent les évènements, cloîtrés au palais, Asmodée et Oni reviennent de leur mission réussie. Ils veulent tenter un coup de poker, alors que Bérénice a fui Sayran. Mais elle est partie chercher du renfort, ces semi-deus extrêmement dangereux dont elle se sert pour les opérations de destruction massives… La rébellion va de nouveau tourner à la boucherie.
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
On avait quitté Sayran avec l’offensive des Amraïtes, prenant le contrôle de la ville et faisant la chasse aux « hérétiques » semi-deus d’une part, et Asmodée réussissant sa mission pour faire croire à un suicide du prince Wilzir de Méridan. Ce tome développe ces deux intrigues, tout en épaississant le mystère autour du personnage de Namielle. Le scénario de Jean-Gaël Deschard est bien mené, agréable à suivre, mais complexe, dans une veine de basse politique, avec des pouvoirs manipulateurs et sans vergogne, que ce soit d’un côté ou de l’autre de l’océan, que ce soit du côté séculier ou ecclésiastique. Rien ni personne n’est pour l’instant à sauver, tout est sale et corrompu autour de la petite Asmodée. Les illustrations de Juliette Fournier sont toujours belles et précises, avec certaines grandes cases qui donnent une belle profondeur à la narration visuelle. La série est bien installée et on a hâte de connaître la suite.