L'histoire :
Cela fait des mois que les créatures envoyées sur Terre par le Paradis et les Enfers ont toutes perdu leurs pouvoirs. Chacun se cache et construit des plans pour éliminer le camp d’en face. Mais tandis que les uns tentent de prendre l’ascendant sur les autres, un fait devient extrêmement préoccupant pour tous : la secte des vampires, elle, n’a pas perdu ses pouvoirs. Et Bludd, leur leader, compte bien profiter de cette aubaine pour se hisser au sommet du pouvoir. La survie est donc devenue l’objectif principal et il n’existe plus beaucoup d’alternative : ou s’exposer à la colère des buveurs de sang et périr, ou, au contraire plier le genou et prêter allégeance à son maître. Inutile de dire que le Spawn n’accepte ni l’un ni l’autre…
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Une nouvelle fois, Todd McFarlane, assisté de Rori McConville, a redistribué les cartes de la série en faisant table rase des pouvoirs des Anges et Démons présents dans notre monde. Après qu’ils se soient retrouvés prisonniers, les zones aveugles, sorte de portails dimensionnels, ayant été verrouillées, c’est Nyx, la sorcière qui s’est emparé du trône des Enfers, qui a décidé de priver toute créature venant du Paradis ou des Enfers, de les priver de leurs pouvoirs. Tous se retrouvent donc vulnérables et par conséquent menacés de mort. Seulement voilà, la faction des Vampires échappe à la règle et c’est un boulevard, forcément sanglant, qui s’ouvre aux buveurs de sang. Sanglant, c’est bien le qualificatif qui convient à ces épisodes #31 à 42 de King Spawn. Car si le rejeton des Enfers est donc privé des pouvoirs de son symbiote maléfique, Al Simmons est un ancien des forces spéciales. Autrement dit, il est certes redevenu mortel, mais c’est une arme vivante. Alors préparez les garrots et les sacs mortuaires, parce que ça pisse de partout dans ce volume et il y a de quoi remplir une morgue. Le funeste spectacle est une nouvelle fois assuré par des artistes en pleine forme, qui eux, n’ont rien perdu de leur pouvoir de vous en mettre plein les yeux. L’ensemble est homogène, mais c’est Jason Shawn Alexander, qui, à nos yeux, tire son épingle du jeu. Si tous les autres font un super boulot, lui se situe, osons le mot, dans le grandiose ! Alors n'en disons pas plus, encore un album mortel !