L'histoire :
Haunt, le Pistolero, Medival Spawn et le Rédempteur ont été rejoints par le Monolithe mais il y a de l'eau dans le gaz depuis que Miss Spawn a été tuée. D'autre part, la bande à Spawn commence à douter de la pertinence de la stratégie de leur leader. Fermer les zones aveugles n'a finalement abouti qu'à une succession de catastrophes et il y a pire : la Terre entière est désormais menacée par les Mage-Mondes, des entités qui, comme leur nom l'indique, colonisent les planètes et consument entièrement leur énergie, en anéantissant toute forme de vie. Leur émissaire se fait appeler Terminus et il a été élu Sénateur. Son charisme et ses discours démagogiques expliquent que sa popularité grandit, mais il ne fait qu'attiser la haine de centaines de milliers de citoyens frustrés par les conditions dans lesquelles ils vivent. Il s'apprête à monter sur la scène immense de son meeting, à Kansas City, où 75 000 personnes l'attendent. En réalité, il veut déclencher un carnage...
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Ce volume 4 de la série dérivée fondée sur le concept d'une team de personnages secondaires que McFarlane met en avant a été pensé comme un tournant. A ce titre, c'est Miss Spawn (alias Jessica Priest) qui y prend toute la lumière. On la croyait morte, mais là voilà qui revient, dotée de pouvoir accrus et d'une manière de voir et de faire les choses différemment. Tournant pour les personnages, c'est un fait, car on assiste à la disparition de certains, la réapparition de Jessica, donc, mais aussi l'apparition d'autres. Côté scénario, c'est également du sang frais (et croyez nous, il coule aussi à flot le long de ces 170 pages) qui a été injecté, car Sean Lewis cède la place à John Layman, un autre habitué des productions Image Comics, primé en 2010 par un Eisner avec Tony Chu. Peut-être que McFarlane a voulu remonter le niveau de la série, qui, jusque-là, sans être mauvaise, apparaissait tout de même comme un ton au dessous de l'autre série-dérivée, Spawn Gunsliger. Quoiqu'il en soit, on peut vous dire que ces épisodes #19 à 26 sont bien rythmés, parce que ça complote autant que ça bastonne et comme le trône des Enfers reste vacant, on aura droit d'y faire un petit tour en compagnie des uns et des autres, dont de vieilles connaissances (on ne va tout de même pas tout vous dire ! ). Côté dessins, on ne vous cache pas qu'il fut un temps (jadis, jadis) on avait en exécration le style de Stephen Segovia. Mais là, ce serait bien ingrat d'en dire du mal. S'il conserve encore un peu sa tendance à dessiner des personnages anguleux, son style c'est nettement amélioré et il nous offre quelques planches tout simplement superbes, agrémentées des couleurs d'Ulises Arreaola. Ce qui nous a le plus impressionné, c'est le découpage de ses planches et, à l'occasion, de magnifiques décors. Dexter Soy, qui vient donner le coup de main le temps d'un chapitre, ne démérite pas non plus. Bref, c'est plutôt un bon volume, qui, finalement, redonne de l'intérêt à la série.