L'histoire :
Gary Hampton se réveille dans une chambre d'hôpital. Cela faisait une semaine qu'il était dans le coma, après une attaque par un ours, quand lui, sa femme et sa fille étaient en camping, dans le Montana. Mais son état s'était aggravé, ce qui fait qu'il est désormais à New-York. Son épouse a veillé à côté de lui, nuits et jours. Elle est épuisée et une infirmière lui conseille de rentrer chez elle, les signes cliniques sont bons et il ne peut rien arriver de grave à Gary, qui est sous surveillance. Rébecca s'y résout, avec un brin de soulagement et d'espoir. C'est un soir de pleine lune. Lorsqu'elle se dévoile, Gary connaît une mutation contre laquelle il ne peut pas lutter et se transforme en loup. Le lendemain matin, les visites viennent constater qu'il n'a plus aucune blessure...
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Cela faisait un moment que Jason Howard et Robert Kirkman bossaient sur Wolf-Man quand le premier numéro est paru à l'occasion d'un Free Comic Book, il y a maintenant un petit quart de siècle ! Une grosse diffusion qui a connu un bon écho et qui a permis au dessinateur de devenir définitivement pro. Quant à Kirkman, depuis, lui est devenu un monstre sacré des comics, c'est pas pareil... Et c'est une bonne idée de la part de Delcourt de rééditer la série, qui avait déjà eu droit à une VF chez Merluche pour le tome 1 et Glénat pour les 4 volumes de la série. Delcourt sort cette fois-ci une intégrale en deux big volumes de 300 pages. En tout cas, 25 plus tard, ça reste un sacré bon comics. Robert Kirkman déroule un récit qui lui permet d'intégrer le mythe du loup-garou dans l'imaginaire super-héroïque. Dans une tradition que Stan Lee n'aurait sans doute pas reniée, il nous concocte un personnage frappé de malédiction et qui doit composer avec son rôle de chef de famille. Ces thèmes, on le sait, sont comme un fil rouge tout au long des nombreuses séries à succès du scénariste. Et il faut l'avouer, en lisant les premières pages, il y a comme un deal qu'il arrive à installer avec le lecteur, un truc comme « écoute, je vais te faire une histoire classique, mais tu vas voir, ça va bien se passer ». Et Kirkman tient toujours ses promesses. Donc même si Wolf-Man reste 100% entertainment, il a cette écriture et ce rythme qui séduisent.