L'histoire :
Il se souvient de son père. Le pasteur d’Harlem était aimé de tous et beaucoup faisaient des kilomètres pour entendre son prêche. Seul son fils avait du mal à croire à son optimisme. Quand il a été tué alors qu’il tentait d’empêcher une bagarre, le monde s’est écroulé sur Sam. Il s’est effondré une seconde fois peu de temps après quand sa mère est morte, tuée lors d’une agression. Il fallait que Sam soit solide pour ne pas plonger et ne pas se venger. Mais les mots de son père lui reviennent souvent. Sa foi en Dieu et en l’homme l’a toujours nourri et aujourd’hui, plus encore qu’auparavant. Il doit faire la mission pour Steve Rogers. L’ancien Captain America le guide à distance mais Sam fait aussi à sa façon. A commencer par montrer aux agents d’Hydra qui est Captain America. Sam évite les balles qui fusent de partout avec son bouclier. Il parvient enfin à atteindre la Tour de l’Hydra. Quand il entre dans le bâtiment, il assomme facilement quelques soldats. D’autres ont échappé au bouclier mais l’un d’entre eux le saisit sans effort et montre à Sam comment l’utiliser. Il semblerait que Sam a retrouvé le fils de Rogers…
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Sam Wilson, dit le Faucon, a été créé en 1969. Premier personnage afro-américain (Black Panther n’est pas d’origine américaine), il connaît bon nombre de péripéties et la plus retentissante est celle où il devient Captain America. Immortalisé par la série Falcon et le Soldat de l’Hiver, ce grand moment est prolongé ensuite dans le film qui vient de sortir Captain America : Brave New World. A l’occasion de la sortie de ce film, plusieurs titres paraissent dans la collection Must Have. Après Hulk Rouge, voici donc, bien sûr, le personnage de Captain America. Ce récit (paru en 2015) est parfait pour aborder Sam Wilson portant la bannière étoilée. D’abord parce que c’est une historie quasi complète. Ensuite, le personnage Faucon/ Captain America est particulièrement bien développé. En plein feu de l’action, on a souvent des flash-backs sur son passé d’enfant et des explications sur sa famille. C’est aussi un parfait exemple d’une personnalité bien différente du premier Cap. En effet, Sam Wilson doute beaucoup plus de lui (on le voit déjà dans la série) et le nouveau costume est presque un poids trop grand pour lui. Cela le rend également attachant et décuple le côté héroïque de ses actions. Pour le reste, c’est du très classique avec un retour de l’Hydra impressionnant et une machination diabolique à résoudre. On adore retrouver les grands vilains de l’Hydra, dont Zemo et Sin, mais on aime moins les retournements de situation de fin qui sont un peu gros. Malgré tout, le spectacle est assuré, notamment grâce aux dessins sublimes de Stuart Immonen. L’artiste canadien transcende le personnage, offrant des planches de toute beauté. C’est d’une fluidité et d’une élégance rares. Le tout nouveau Captain America méritait au moins ça !